La tête dans les poissons : histoires de méduses, de bélugas et de planète rouge à Valencia

C’est un peu étrange d’écrire sur ses voyages passés en ce moment. Alors que nos vies viennent de basculer calmement et sûrement, il m’est toujours agréable, confortable d’être ici à bloguer. Il s’est donc écoulé un mois depuis mon voyage à Valencia, où je me promenais dans les rues, en plein air, et je marchais, marchais, marchais. Une heure et demi de marche entre mon appartement et ce musée ? Marchons donc. Une heure pour rejoindre la plage la plus proche ? Deux heures pour cette autre plage qui a l’air un peu plus originale ? Marchons encore. Je suis arrivée à minuit à Valencia et je savais que je ne voulais pas trop me poser de questions sur la direction à prendre lors de mon premier jour. J’ai donc passé la journée à la Cité des Arts et des Sciences pour visiter l’Oceanogràfic, le plus grand aquarium d’Europe, ainsi que le musée des sciences et l’Hemisfèric ou planétarium. Une journée parmi les touristes, mais pour une fois, c’était bien d’être dans les sentiers battus.

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De Haapsalu à Parnü : terminus dans la capitale de l’été et des tourbières

Tchou ! Tchou ! Un ferry et un stop dans une gare ferroviaire plus tard, nous voilà à Pärnu, surnommée la capitale de l’été. Plus touristique, on y fait de drôles de découvertes : expositions bizarres, rencontres avec chien, chat et grenouille, et une sublime tourbière pour faire le plein d’air pur et de nature avant de retrouver la ville animée et un chouïa plus grise. Cet article signe la fin de l’été sur le blog et le début de la saison des tartes à la citrouille (j’en ai déjà mangées deux !), du parfum de la cannelle mélangée à la muscade et des soirées films + tricot.

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Derniers jours à Saaremaa : des falaises « vertigineuses », un « vieux » cratère et toujours plus de moulins.

Vingt-trois mètres. C’est la hauteur de la falaise de Panga, dite la plus haute de Saaremaa. Il y a si peu de relief en Estonie que chaque petit monticule ou colline est annoncé, protégé, adulé. Mignon, non ? Voilà donc notre dernière promenade sur cette île paisible encore préservée du tourisme de masse. Même dans les lieux dits touristiques, nous avons eu l’impression d’être seuls, croisant seulement le même couple d’étrangers d’un lieu à l’autre. Saaremaa est un trésor, une île qui offre tout ce qu’il faut pour subsister Entre nous, s’il faut un jour s’isoler (au sens propre comme littéral du terme) quelque part pour survivre, c’est là-bas que je file. Tant qu’il y a des myrtilles et des forêts…

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De retour à Saaremaa : une escapade à Kuressare

A peine de retour sur le continent, j’ai déjà repris le ferry en direction de Saaremaa, cette fois en compagnie de ma famille. Après une visite express de Saaremaa avec Grete et Samuel, cette fois, j’y resterai plus longtemps avec un « port d’attache » dans la capitale à Kuressare. Suivez le lien si vous êtes perdus et vous deviendrez bientôt incollable sur la géographie de l’Estonie. Capitale charmante qui relève plus du village que de la ville, on y trouve un château donnant sur la mer et suffisamment peu de touristes pour que l’on hésite à partager le secret de ce lieu encore « préservé ». Au château de Kuressaare, la personne à l’accueil nous demande d’où on vient et s’étonne de nous entendre dire « France ». On s’est demandé si c’était parce qu’il y avait peu de Français, ou peu de Laotiens qui se disent Français…

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Le KUMU, musée des beaux-arts de Tallinn

Grete et Samuel habitant près du parc de Kadriorg, je suis allée me promener là-bas une fois les bagages posés dans leur appartement. J’avais déjà visité ce parc, sous la pluie et m’étais même aventurée dans le palais. Cette fois-ci, j’ai poussé un peu plus loin l’exploration du parc, sans but particulier que de profiter du soleil et mes pas m’ont amenée jusqu’au KUMU, le musée des beaux-arts de Tallinn à l’architecture impressionnante et qui a su mettre mon sens de l’orientation à rude épreuve…

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De retour à Tallinn sur fond de retrouvailles internationales

L’Estonie, dernier refuge contre le réchauffement climatique ? Seul pays à donner le choix entre une amende et une pause en cas d’excès de vitesse sur la route ? A vous faire gagner deux kilos en deux semaines sans aucun, mais alors vraiment aucun regret ? Dans les couloirs de l’aéroport, je me sentais déjà un peu chez moi. Grete arrive et m’accueille avec une tasse de thé vert fumant à la main « comme à la maison ». On ne change pas les vieilles habitudes. C’est parti pour quelques jours en compagnie de Grete et Samuel, avant d’aller rejoindre ma famille pour une virée à travers le pays.

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Chercher la lumière dans le Musée National des Beaux-arts biélorusses

A défaut de serres et de jardins botaniques, nous sommes allés à la découverte des musées de Minsk et notamment celui des beaux-arts. Pendant mes études en histoire de l’art, on étudie majoritairement l’art européen, mais il est vrai que l’Europe de l’Est est déjà une forme d’exotisme dans nos programmes, à quelques exceptions près (là tout de suite, je pense à Malevitch et au Suprématisme par exemple). Alors qu’est-ce que ce musée a à nous offrir ? Déjà, j’avais vu sur Internet que les gens se plaignaient de la petite taille, ce qui est vraiment surprenant, car nous y avons passé un bon bout de temps ! Le musée est divisé en deux parties, un peu comme à Nantes : un édifice très moderne pour l’art contemporain et un autre plus ancien. Plus amusant encore, lorsqu’à Nantes, tout est lumineux depuis la rénovation du musée, à Minsk, on distingue encore ce contraste entre tradition et modernité, le tout dans une atmosphère mélancolique avec parfois des éclats de couleur. Un reflet de la ville, somme toute…

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Minsk : entre ruines et modernité, nature et urbanité (3/3)

Pour ce dernier* article sur Minsk, nous partons encore visiter un parc. Celui de Loshitskiy est d’après Internet, la première attraction touristique à visiter. Le taxi nous dépose à l’adresse indiquée et voilà que nous devons (encore) marcher le long d’une allée bordée de pylônes électriques. Néanmoins, je pense que vous avez compris que Minsk est réputée pour ses surprises, pas son accueil touristique. Malgré la journée pluvieuse, je suis heureuse de découvrir un nouvel espace de nature à deux pas de la ville, un avantage que j’apprécie énormément dans les villes que je visite. Loshitskiy est d’ailleurs un parc suffisamment grand pour se sentir coupé du milieu urbain et y rester pendant une journée ensoleillée doit être un vrai bonheur.

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Minsk : parcs pseudo-botaniques et chats de sorciers (2/3)

Un jardin botanique abritant une fête foraine aux attractions grinçantes. Un pique-nique au pied d’un pylône électrique. Un musée dédié aux chats menant au musée de la magie. Minsk est une ville…déroutante. J’attendais beaucoup du jardin botanique qui est un immense et magnifique espace vert, cependant loin de l’idée de « jardin botanique » que l’on a habituellement en tête. A Minsk, il ne faut jamais se fier au nom. Le Musée des Chats est en réalité un refuge pour les chats retrouvés dans la rue et le Musée de la Magie est juste le deuxième « salon » des chats. Cette confusion dans les dénominations est souvent amusante, parfois déroutante et nous ne sommes jamais au bout de nos surprises.

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Minsk : « Grand cœur et swing triste » (1/3)

Après l’escale lettone hors-du-temps, j’atterris dans la capitale biélorusse dans un aéroport aux airs de bunker russe avec des avions aux logos un peu trop « rétro » pour être rassurants (et encore dans mon souvenir, ils sont plus jaunes que blancs). La Biélorussie se veut destination touristique, mais personne ne parle anglais. Il est possible d’y voyager pour trente jours maximum à condition d’arriver et de repartir via l’aéroport, et d’avoir une assurance de voyage. Une fois sur place, on dispose de cinq jours pour s’enregistrer en ligne (sur un site écrit en russe, bien évidemment) ou auprès des autorités locales. Minsk, c’est finalement la cohabitation de plusieurs extrêmes : un passé très, très lourd et des tentatives de modernisation très rapides, une envie de développer le tourisme sans aucune infrastructure dédiée à cela, une atmosphère particulièrement mélancolique associée à de sublimes éclats de créativité et de joie. Tiraillée entre toutes ces directions, la capitale semble figée dans une espèce de bourdonnement sourd d’où s’échappent parfois quelques éclats de rire ou rais de lumière un peu magiques.

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