Bye-bye 2022

Repenser à tout ce qu’il s’est passé cette année me donne un peu le tournis. Chaque saison m’a donné l’impression d’être une année complète avec son lot d’aventures, de joies, d’espoir, de découragements, de « mais qu’est-ce que je fiche ici ? », d’anxiété. Un an en Suède, une visite de trois nouveaux pays, un changement de carrière, un nouveau travail, un nouvel appartement… En plein milieu de tout cela, beaucoup de questionnements et beaucoup de fatigue. Cependant, j’ai vécu cette fin d’année à contre-courant de l’agitation habituelle de cette période. J’ai savouré le calme et la solitude, pris le temps de « digérer », de faire le tri et finalement d’apprécier les (petits) problèmes comme des moyens d’apprendre à aimer encore plus chaque petit grain de cette vie. En avant 2023, et hauts les coeurs !

Samara Joy – Warm in December (mon dernier coup de coeur de l’hiver, quelle voix pour une si jeune femme !)

Flash-back: nous sommes en décembre 2021 et Ryan, Justine et moi sommes dans le ferry pour Tallinn où nous allons passer le nouvel an avec Grete, Samuel et leurs amis.

Le voyage en ferry est une expérience amusante, et me donne l’impression d’être dans un parc d’attraction avec ses nombreux bars, restaurants, concerts et autres divertissements.

Julbord ou buffet de Noël : on n’en est plus à notre premier julbord alors on commence à repérer nos préférences et à savoir éviter les harengs trop sucrés…
Après le dîner, direction la piste de danse. Il nous est arrivé quelque chose d’extrêmement amusant ce soir-là : Ryan et moi avons reçu notre premier « cachet » ! Nous avons fait quelques danses au milieu de la foule et à la fin, un homme s’est approché de nous en nous donnant un billet de 10 euros pour nous dire qu’il avait apprécié nous regarder danser (et que nous avions même fait pleurer sa femme… de joie, enfin j’espère). Je suis toujours contente d’être ambassadrice de la danse de couple et de pouvoir partager mon plaisir avec d’autres. Recruter de nouveaux danseurs dans les transports, pourquoi pas…

Nous voilà en Estonie, où la neige est plus épaisse qu’à Stockholm et en plein coeur de l’hiver et de l’obscurité, la présence lumineuse de la neige est un soulagement. La présence des copains aussi.

J’avais visité Keila-Joa en été, je découvre maintenant le site en hiver. Toujours aussi chouette !
La plage, la foule (comme d’habitude) et ce magnifique manteau blanc qui fait du bien aux yeux.
De retour à Tallinn, on joue aux touristes pour faire découvrir la ville à ceux et celles qui ne la connaissent pas encore (coucou Justine et Ryan !). Ci-dessus, Kadriorg, le palais presque comestible sur son lit de sucre glace.
Je me rappelle avoir pris cette photo en me disant « enfin de la couleur ! »… Je ne comprends pas pourquoi il n’y a pas plus de couleurs en Suède, surtout en hiver.
Autre chose que j’aime en Estonie plus qu’en Suède : la cuisine. Il y a tellement plus de saveurs, surtout dans les desserts qui n’ont pas juste le goût du sucre. Je ne me souviens plus du nom du café où nous étions, mais j’ai grandement apprécié leur shakshuka !

Le monde est plus petit qu’on ne l’imagine. Je retrouve un de mes anciens étudiants à Pomona College, Oliver, qui fait ses études de musique à Tallinn. C’est très drôle de se rencontrer à nouveau, loin du soleil californien !

A Vääna, dans la maison familiale de Grete, on prépare les festivités du nouvel an : fait maison, et plutôt sain pour un repas de fête !

Minuit sonne, bulles de champagne et étincelles ! Le début d’une année joyeuse et folle !
A minuit, j’étais encore dans le hammam, d’où ma tenue de fête… ahem.

Une des traditions en Estonie (et en Finlande) est de faire fondre un morceau d’étain en forme de fer à cheval puis de le jeter dans l’eau. L’ombre formée par l’étain redroidi observé à la lueur d’une bougie permet de faire des prédictions pour l’année. Mon étain ressemblait à un éléphant bondissant, tenant une théière sa trompe. Je m’étais imaginé une année joyeuse, pleine de « rebondissements », toujours accompagnée d’une tasse de thé. Pas si loin de la vérité…

… et Samuel qui nous enchante les oreilles toute la soirée.
Le premier janvier, on savoure les premiers rayons de soleil de l’année.

Le soleil se fait discret, alors je chasse le moindre rayon de lumière avec mon appreil photo.

Une de mes photos préférées de Justine : au travail, étudiant la façade d’un édifice et probablement en train de voir des choses invisibles aux yeux de non-spécialistes comme nous. J’adore cette sensation !
Dîner dans un restaurant indien avant de dire au revoir aux copains allemands.
On continue notre tourisme en visitant le musée de la Ville de Tallinn.

Ultra-sérieux, comme toujours… Qu’est-ce que l’on mange aujourd’hui ? Une Justine aux petits légumes !

L’église orthodoxe, majestueuse sous la neige.

Nous avons également fait un tour au sublime Fotografiska, où nous avons vu de bouleversantes expositions des photographes Nick Brandt et Arno Rafael Mikkinen… et mangé de délicieux gâteaux.

Dernier dîner avec Grete et Samuel avant de quitter l’Estonie. C’est ausi le moment où l’on dit au revoir à Justine, qui repart en France. Snif ! Mais quel plaisir de se replonger dans ces doux souvenirs. Quand j’ai l’impression d’être passée sous un rouleau compresseur en 2022, je me rappelle que l’année a commencé au milieu de la neige, au chaud sous les lumières tamisées et entourée par les amis (de tous les pays).

Pour Ryan et moi, ce n’est pas encore le retour à Stockholm. Après l’Estonie, la Hongrie. Nous y avons passé quelques jours à l’occasion d’un festival de West Coast Swing, le plus grand d’Europe.

Nous avons testé les thermes publics. C’est un lieu étonnant, pas aussi ressourçant qu’un spa classique, mais qui vaut le détour pour son architecture et son ambiance très « locale », sociale, sans chichis.

Pour être tout à fait honnête, je n’ai pas vraiment apprécié Budapest. J’ai beaucoup aimé l’architecture, mais j’ai trouvé que ce n’était pas très bien entretenu. Quant à la cuisine, j’ai trouvé la nourriture décevante, même dans les restaurants conseillés par les locaux. Sachant que tester de nouveaux restaurants et la nourriture locale fait partie de mes petits plaisirs en vacances, je ne pense pas que je retournerai à Budapest très prochainement.

Malgré tout, le festival était très chouette et en pleine pandémie, cela nous a fait beaucoup de bien de retrouver la foule (huit cent danseur.se.s !) et de commencer l’année en dansant. Belle année 2023 !

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