De Nantes à Poitiers, suite et fin de l’été indien

Sale temps pour les envies de voyages et de sorties. Je viens d’ailleurs de réécrire la phrase précédente qui ressemblait à « Sale temps pour les envies de voyages et de voyages », preuve que ce n’est vraiment pas simple en ce moment. J’ai envie de Bardenas Reales, de Colorado Provençal et de Griffith Observatory. J’ai beau me dire qu’il y a pire, chaque fois qu’un élève au lycée me dit que « ça n’a pas de sens », j’arbore mon plus grand sourire forcé et masqué, mais au fond, je vacille un peu… et la vie continue. Nous pouvons encore sortir, nous rencontrer dans la rue, et au musée, parfois au restaurant, et nous pouvons même encore danser ! Dans cette ambiance de « stand-by », j’essaie de chasser cette pensée que le pire reste à venir même si elle a étonnamment du bon aussi ! Parce oui, si le pire est à venir, autant décomplexer et faire les choses qui comptent vraiment pour nous, non ?

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Wandering in Valencia

Je commence par la fin de mon périple à Valencia, alors que j’ai deux articles en retard et trois autres en attente. Tout va bien. Après un hiver morose, et presque deux mois sans danser de fusion, le Double Shot, grand festival de blues et fusion européen arrivait à point nommé. Mes ami.e.s me l’avaient vendu comme leur meilleur souvenir de festival alors j’en attendais beaucoup… et c’était mal parti. Nous avions réservé un superbe loft à deux pas du lieu de festival pour finalement apprendre qu’il se déroulerait à l’extérieur de la ville, à une demi-heure de route, et non pas à l’endroit habituel. L’aspect logistique a donc été assez chaotique (exemple : mettre un réveil à 5 heures du matin et stopper sa danse en plein milieu d’une chanson en disant « je suis désolée, j’ai un bus à prendre »). Ensuite, j’apprenais que mon groupe favori, La Revolution Band, n’était plus dans la programmation. Je me consolais déjà en me disant que je les reverrais à Toulouse cet été, quand le coup du sort a fait qu’ils sont venus jouer juste à côté de chez nous, nous permettant de danser sur leur musique, de retrouver d’autres ami.e.s danseur.se.s également dans la confidence, puis de retourner danser dans le festival officiel. Une parenthèse enchantée.

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Le festival du Café chez l’Habitant à Hiiumaa

Après avoir passé un temps à Saaremaa et Muhu, nous voilà sur la deuxième plus grande île d’Estonie, Hiuumaa. Nous sommes arrivés en fin de journée, prêts à assister au festival du Café chez l’Habitant. Dans ce festival, plusieurs familles habitant sur l’île ouvrent les portes de leur maison aux visiteurs le temps du week-end pour offrir un café. Le concept est un peu plus poussé puisqu’il est possible de rester flâner dans le jardin, de manger, de jouer à des jeux ou d’écouter des concerts. D’après ce que j’ai compris, tous les membres d’une famille sont mis à contribution pour faire en sorte que les visiteurs passent un bon moment… et c’est le cas !

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De retour à Tallinn sur fond de retrouvailles internationales

L’Estonie, dernier refuge contre le réchauffement climatique ? Seul pays à donner le choix entre une amende et une pause en cas d’excès de vitesse sur la route ? A vous faire gagner deux kilos en deux semaines sans aucun, mais alors vraiment aucun regret ? Dans les couloirs de l’aéroport, je me sentais déjà un peu chez moi. Grete arrive et m’accueille avec une tasse de thé vert fumant à la main « comme à la maison ». On ne change pas les vieilles habitudes. C’est parti pour quelques jours en compagnie de Grete et Samuel, avant d’aller rejoindre ma famille pour une virée à travers le pays.

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Minsk : « Grand cœur et swing triste » (1/3)

Après l’escale lettone hors-du-temps, j’atterris dans la capitale biélorusse dans un aéroport aux airs de bunker russe avec des avions aux logos un peu trop « rétro » pour être rassurants (et encore dans mon souvenir, ils sont plus jaunes que blancs). La Biélorussie se veut destination touristique, mais personne ne parle anglais. Il est possible d’y voyager pour trente jours maximum à condition d’arriver et de repartir via l’aéroport, et d’avoir une assurance de voyage. Une fois sur place, on dispose de cinq jours pour s’enregistrer en ligne (sur un site écrit en russe, bien évidemment) ou auprès des autorités locales. Minsk, c’est finalement la cohabitation de plusieurs extrêmes : un passé très, très lourd et des tentatives de modernisation très rapides, une envie de développer le tourisme sans aucune infrastructure dédiée à cela, une atmosphère particulièrement mélancolique associée à de sublimes éclats de créativité et de joie. Tiraillée entre toutes ces directions, la capitale semble figée dans une espèce de bourdonnement sourd d’où s’échappent parfois quelques éclats de rire ou rais de lumière un peu magiques.

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Toulouse Fusion w-e : une péniche dans la ville rose (2/2)

Lundi 22 juillet 2019, 17h49, quelque part en Toulouse et Nantes.

Pour l’Apollo Day, j’ai l’impression d’avoir côtoyé de près les étoiles avec ce week-end de danse fusion dans ville rose et de l’espace. En octobre 2017, je faisais mes premiers pas de fusion à San Francisco. Nous voulions danser et sur les conseils de copains danseurs, nous avions atterri à Shades of Blues où j’ai eu mon premier cours de blues avec Alex et José. Surprise, la musique n’est pas du blues. Un peu (complètement) perdue, je fais appel à mes sensations de tango : je suivrai mon danseur jusqu’au bout du monde et avec le sourire s’il vous plaît. Je me souviendrai toujours de ce danseur aux lèvres peintes de bleu* et de cet air de Brika. J’étais fascinée et je voulais jouer avec l’énergie qu’il créait. Plus tard, dans la soirée, Alex (grande débutante qui a pourtant dansé toute la soirée !) me présente la bande des Alex, danseurs de break, et croisements entre humains et papillons je crois. Au printemps suivant, à Los Angeles, je danserai d’ailleurs avec un parfait inconnu avant de m’exclamer « wait, are you an Alex? » en voyant apparaître les papillons dans ses mouvements.

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Maliciosa Deliciosa : du blues et des montagnes

« I’m tired, but happy ». Leigh approuve, me répond que c’est exactement la manière dont elle résumerait son état en ce dimanche matin, après une nouvelle soirée dansante encore bien animée, et qui s’est évidemment terminée très tard (ou très tôt).

Lundi, quelques jours avant le départ, j’ouvre mon agenda et réalise que je pars à Madrid en fin de semaine. Oh secours. J’avais presque oublié, tiens. Et j’ai un million de choses à faire et je ne me sens absolument pas prête. Ce qui signifie aussi que j’ai grandement besoin de me mettre au vert quelques temps et que c’est plus qu’urgent. J’avais été une des premières à m’inscrire à ce petit festival de blues au nom énigmatique (La Maliciosa !) et à ce moment-là, j’ignorais complètement à quel point le printemps serait fort en émotions et que ce microcosme bluesy perdu dans la Sierra deviendrait un pèlerinage salvateur. Bienvenue à La Maliciosa Blues Fest.

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« Sur l’Erdre, voguent petits et grands bateaux » et autres histoires de canards, de jardinage et de cité médiévale

Comme d’habitude, j’ai toujours un temps de retard dans la narration de mes histoires. Ma consommation de mouchoirs n’a pas baissé : quand ce n’est pas le pollen, ce sont les larmes, et quand ce ne sont pas les larmes, c’est un rhume carabiné digne d’un mois de janvier. Alors j’ai ressorti les bottes et les promenades sur l’Erdre ou au bord de la mer ne sont qu’un vague souvenir, sans mauvais jeu de mots. Vivement le retour du soleil…

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De retour à Claremont et au Borg sur fond de swing

J’ai passé beaucoup de temps à imaginer ce que ça ferait d’être de retour. Honnêtement, je m’imaginais souvent que j’allais me mettre à pleurer. En réalité, dans le Metrolink entre L.A. et Claremont, j’étais surtout fatiguée, pour ne pas dire un peu blasée. Une fois dans le village, j’étais toujours chez moi. Bruits de skateboards sur le bitume et odeur de bois séché au soleil. Je suis arrivée à Oldenborg et me suis installée chez José comme si je descendais de mon appartement pour prendre le thé. Pieds nus, assise par terre. La valise en plus, certes. Mais les murs sont toujours roses et mes amis et moi partageons la même impression qu’on ne s’est quittés qu’hier…

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La pluie et le beau temps à Nantes : connecter les côtes Ouest (2/2)

Nous sommes en 2019, c’est encore l’automne sur l’Astroniste. Nantes a encore ce parfum de neige fondue qui me fascine. Alors que j’ai enfin réussi à me poser un peu dans la ville, je dois être à l’heure qu’il est toujours perdue dans les forêts de Washington. Cet article fait le lien entre les deux pays : aux Etats-Unis, je recherche toujours des bouts de France ; en France, des bouts d’Etats-Unis. J’entretiens cette sensation de frontières abolies et d’un monde connecté, et bizarrement, cela me rend vraiment sereine au quotidien.

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