Hej hej 2022 ! Préparer Noël à Stockholm

Après un mois de novembre sacrément tristoune, décembre est arrivé accompagné d’une grande vague de froid, de la neige, et de petits moments festifs pour apprendre à apprécier la saison actuelle. Nous avons survécu à la journée la plus courte de l’année et j’ai donc l’impression (peut-être fausse) que le pire est derrière nous. Alors je profite des décorations lumineuses, de la neige, du jazz de Noël, du parfum du vin chaud et de tout ce qui pourrait nous faire imaginer être dans une comédie romantique de Noël.

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Westie in the Wild ou l’intégration suédoise en bonne et due forme

L’automne s’est bien installé à Stockholm : dehors les feuilles ont jauni à vue d’oeil, le jazz d’automne tourne en boucle dans l’appartement et j’ai envie de mettre de la citrouille dans tous mes plats et boissons ! Comme d’habitude, j’ai une saison de retard sur l’Astroniste et voudrais vous raconter un épisode estival dans l’archipel suédois. Bien avant d’arriver à Stockholm, Ryan et moi nous sommes renseignés sur la scène dansante suédoise. Bien entendu, il était hors de question de s’expatrier dans une ville où l’on ne pourrait pas danser ! C’est de cette manière que nous sommes tombés sur un événement dansant en mode « camp d’été » ou colonie de vacances un peu, hum, pittoresque sur une île suédoise (Vindalsö). Coïncidence, les professeurs invités sont français, ce qui faisait beaucoup de Français pour un aussi petit bout d’île et une bonne base pour une comédie française pas forcément des plus raffinées.

Le port de Stavnäs vu depuis l'eau
Une trentaine de personnes dans le bateau-taxi et c’est parti pour une demi-heure de traversée jusqu’à Vindalsö. Nous quittons le port de Stavsnäs.

Tout de suite, on remarque ceux qui sont habitués au froid et ceux qui ne le sont pas. Denis (sur la photo de droite) vient du nord de la Suède alors le t-shirt lorsqu’il fait 10 degrés Celsius dehors, c’est le maximum ! Ryan a peut-être un peu plus froid, mais j’adore son grand sourire !

Petites maisons en bois rouge sur les îles autour de nous
Le cliché pas si cliché suédois : du vert et des petites cabanes en bois rouges cernées de blanc. C’est la première fois qu’on sort de Stockholm depuis qu’on est arrivés en Suède et c’est un régal !
Ryan avec son sac à dos sur un chemin rocheux
Nous sommes arrivés ! Maintenant direction les dortoirs pour s’installer.

Les organisateurs, Robert et Amanda, ont été aux petits soins avec nous qui n’avions pas toutes les affaires (restées à Nantes !) pour survivre à un camp dans la nature. Certes, il a fait froid les premiers jours, mais ce n’était peut-être que le point négatif de notre séjour. Nourris, logés en pleine nature, suivant un stage de danse passionnant et parfait pour se remettre en jambes, j’ai perdu la notion du temps, ce qui est un excellent moyen de vérifier que j’ai bien « déconnecté ». Le paysage magnifique et l’accueil chaleureux des Suédois aident beaucoup !

Ryan et Oskar sur un chemin de randonnée bordé de mousse blanche
On s’aventure avec Oskar sur les sentiers de l’île pour explorer notre nouvel environnement.

Oskar nous raconte à quel point la mousse blanche un peu bleutée au sol est précieuse, car elle met plus de cinquante ans à pousser…

Vue sur la cuisine et cafétéria depuis la plage. Une maison en bois rouge au bord de l'eau.
Depuis la plage, on aperçoit les cuisines et la cantine où l’on mange tous les jours. Ah, qu’est-ce qu’on était bien ! D’accord, j’avoue, j’ai mangé bien trop de desserts, mais on s’est promis avec nos amis suédois que ce qui se passait sur l’île, restait sur l’île…
Ryan en maillot de bain sur un ponton au bord de l'eau
Allez, je vous raconte un peu le déroulé de nos journées ! 8h30, c’est l’heure du réveil… et on saute dans l’eau froide à 13 degrés avant le petit-déjeuner. Les Suédois font plutôt ce rituel en fin de journée, mais bon, nous, on est français alors on a encore beaucoup à apprendre.
Ryan fait la vaisselle dehors face à l'eau.
Après le petit-déjeuner (majoritairement salé ! Des tartines de légumes, viande, et fromage, ou du muesli avec du yaourt), c’est l’heure de la vaisselle. En plein air, avec vue sur l’eau, ce qui rend la tâche nettement plus agréable.
Juste avant le premier cours de la journée, on se pose sur un ponton pour méditer ou faire du yoga pour s’échauffer. (Pssst, là, c’est le dernier jour sur l’île et il fait un temps magnifique !).

Ci-dessus, notre piste de danse le temps du séjour. En plein air et enveloppée dans du plastique pour limiter la morsure du vent…

Tous les danseurs réunis à table sur la plage, sous le soleil
Dernière journée sur l’île et aussi la plus chaude et ensoleillée. On a installé les tables dehors pour déjeuner sur la plage.
Un bateau à moteur quittant le ponton de l'île.
L’après-midi, nous avons quelques heures de temps libre avant la seconde partie des cours de la journée. Certains partent faire des balades en bateau à moteur, à voile…
Ryan médite sur un ponton au bord de l'eau, sous le soleil
Nous profitons du soleil autant que possible.
Un homme sur un kayak gonflable jaune avec plein de sacs et un chien allongé
Un voisin d’un île voisine nous rend visite avec son chien, tous les deux sur un kayak.

Le dernier jour, on a pris l’habitude de sauter dans l’eau froide et de prendre notre douche avec l’eau de mer réchauffée dans le sauna. Je savoure le plaisir d’avoir une douche immense avec vue sur la mer. L’eau est chaude alors je n’ai pas besoin de plus. Après un dernier plongeon glacé, on part faire la sieste sur un ponton un peu caché. Enfin, pas si caché, car on a vite été rejoint par tout le groupe !

Une sauterelle aux ailes orangées
Je fais la rencontre de la faune locale, ici plus sympathiques que les guêpes de terre qui habitent l’île.

Marre de la plage et de l’eau ? Il y a aussi la forêt !

Que serait la colonie de vacances en pleine nature sans son feu de camp ? Chant autour du feu en mangeant (encore) du dessert et hop, on retourne danser.

Coucher de soleil sur l'île
La première chose que Robert nous a dite lorsque nous sommes arrivés sur l’île, c’est que les couchers de soleil sont magnifiques. Il a fallu attendre le dernier jour pour que l’on puisse vraiment en profiter !

On s’échappe du feu de camp pour rejoindre les dortoirs (situés un peu plus haut sur l’île) où la vue est meilleure. Sabina, qui a flairé la chose avant nous, s’y trouve déjà et attend de pied ferme le coucher de soleil.

Ryan et moi devant le coucher de soleil
On a donc eu une photographe pour l’occasion !
Fin du coucher de soleil sur l'archipel, la nuit tombe doucement et le ciel est bleu.
La nuit tombe et sur cette dernière image de notre séjour, nous retournons à Stockholm.
Ryan et Romain avec glace et roulé à la cannelle chez Magnus Johansson
Ici, nous sommes avec Romain, cat-sitter de Stormy pendant que Ryan et moi allions jouer aux scouts dans l’archipel. On va bien évidemment chez Magnus Johansson (qui est toujours le meilleur glacier de la ville à nos yeux, et nos papilles).
Romain goûte le fameux kanelbulle ou roulé à la cannelle suédois. Je voulais terminer sur cette image car le 4 octobre (demain), c’est la fête du kanelbulle…

De Nantes à Poitiers, suite et fin de l’été indien

Sale temps pour les envies de voyages et de sorties. Je viens d’ailleurs de réécrire la phrase précédente qui ressemblait à « Sale temps pour les envies de voyages et de voyages », preuve que ce n’est vraiment pas simple en ce moment. J’ai envie de Bardenas Reales, de Colorado Provençal et de Griffith Observatory. J’ai beau me dire qu’il y a pire, chaque fois qu’un élève au lycée me dit que « ça n’a pas de sens », j’arbore mon plus grand sourire forcé et masqué, mais au fond, je vacille un peu… et la vie continue. Nous pouvons encore sortir, nous rencontrer dans la rue, et au musée, parfois au restaurant, et nous pouvons même encore danser ! Dans cette ambiance de « stand-by », j’essaie de chasser cette pensée que le pire reste à venir même si elle a étonnamment du bon aussi ! Parce oui, si le pire est à venir, autant décomplexer et faire les choses qui comptent vraiment pour nous, non ?

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Wandering in Valencia

Je commence par la fin de mon périple à Valencia, alors que j’ai deux articles en retard et trois autres en attente. Tout va bien. Après un hiver morose, et presque deux mois sans danser de fusion, le Double Shot, grand festival de blues et fusion européen arrivait à point nommé. Mes ami.e.s me l’avaient vendu comme leur meilleur souvenir de festival alors j’en attendais beaucoup… et c’était mal parti. Nous avions réservé un superbe loft à deux pas du lieu de festival pour finalement apprendre qu’il se déroulerait à l’extérieur de la ville, à une demi-heure de route, et non pas à l’endroit habituel. L’aspect logistique a donc été assez chaotique (exemple : mettre un réveil à 5 heures du matin et stopper sa danse en plein milieu d’une chanson en disant « je suis désolée, j’ai un bus à prendre »). Ensuite, j’apprenais que mon groupe favori, La Revolution Band, n’était plus dans la programmation. Je me consolais déjà en me disant que je les reverrais à Toulouse cet été, quand le coup du sort a fait qu’ils sont venus jouer juste à côté de chez nous, nous permettant de danser sur leur musique, de retrouver d’autres ami.e.s danseur.se.s également dans la confidence, puis de retourner danser dans le festival officiel. Une parenthèse enchantée.

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Le festival du Café chez l’Habitant à Hiiumaa

Après avoir passé un temps à Saaremaa et Muhu, nous voilà sur la deuxième plus grande île d’Estonie, Hiuumaa. Nous sommes arrivés en fin de journée, prêts à assister au festival du Café chez l’Habitant. Dans ce festival, plusieurs familles habitant sur l’île ouvrent les portes de leur maison aux visiteurs le temps du week-end pour offrir un café. Le concept est un peu plus poussé puisqu’il est possible de rester flâner dans le jardin, de manger, de jouer à des jeux ou d’écouter des concerts. D’après ce que j’ai compris, tous les membres d’une famille sont mis à contribution pour faire en sorte que les visiteurs passent un bon moment… et c’est le cas !

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De retour à Tallinn sur fond de retrouvailles internationales

L’Estonie, dernier refuge contre le réchauffement climatique ? Seul pays à donner le choix entre une amende et une pause en cas d’excès de vitesse sur la route ? A vous faire gagner deux kilos en deux semaines sans aucun, mais alors vraiment aucun regret ? Dans les couloirs de l’aéroport, je me sentais déjà un peu chez moi. Grete arrive et m’accueille avec une tasse de thé vert fumant à la main « comme à la maison ». On ne change pas les vieilles habitudes. C’est parti pour quelques jours en compagnie de Grete et Samuel, avant d’aller rejoindre ma famille pour une virée à travers le pays.

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Minsk : « Grand cœur et swing triste » (1/3)

Après l’escale lettone hors-du-temps, j’atterris dans la capitale biélorusse dans un aéroport aux airs de bunker russe avec des avions aux logos un peu trop « rétro » pour être rassurants (et encore dans mon souvenir, ils sont plus jaunes que blancs). La Biélorussie se veut destination touristique, mais personne ne parle anglais. Il est possible d’y voyager pour trente jours maximum à condition d’arriver et de repartir via l’aéroport, et d’avoir une assurance de voyage. Une fois sur place, on dispose de cinq jours pour s’enregistrer en ligne (sur un site écrit en russe, bien évidemment) ou auprès des autorités locales. Minsk, c’est finalement la cohabitation de plusieurs extrêmes : un passé très, très lourd et des tentatives de modernisation très rapides, une envie de développer le tourisme sans aucune infrastructure dédiée à cela, une atmosphère particulièrement mélancolique associée à de sublimes éclats de créativité et de joie. Tiraillée entre toutes ces directions, la capitale semble figée dans une espèce de bourdonnement sourd d’où s’échappent parfois quelques éclats de rire ou rais de lumière un peu magiques.

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Toulouse Fusion w-e : une péniche dans la ville rose (2/2)

Lundi 22 juillet 2019, 17h49, quelque part en Toulouse et Nantes.

Pour l’Apollo Day, j’ai l’impression d’avoir côtoyé de près les étoiles avec ce week-end de danse fusion dans ville rose et de l’espace. En octobre 2017, je faisais mes premiers pas de fusion à San Francisco. Nous voulions danser et sur les conseils de copains danseurs, nous avions atterri à Shades of Blues où j’ai eu mon premier cours de blues avec Alex et José. Surprise, la musique n’est pas du blues. Un peu (complètement) perdue, je fais appel à mes sensations de tango : je suivrai mon danseur jusqu’au bout du monde et avec le sourire s’il vous plaît. Je me souviendrai toujours de ce danseur aux lèvres peintes de bleu* et de cet air de Brika. J’étais fascinée et je voulais jouer avec l’énergie qu’il créait. Plus tard, dans la soirée, Alex (grande débutante qui a pourtant dansé toute la soirée !) me présente la bande des Alex, danseurs de break, et croisements entre humains et papillons je crois. Au printemps suivant, à Los Angeles, je danserai d’ailleurs avec un parfait inconnu avant de m’exclamer « wait, are you an Alex? » en voyant apparaître les papillons dans ses mouvements.

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Maliciosa Deliciosa : du blues et des montagnes

« I’m tired, but happy ». Leigh approuve, me répond que c’est exactement la manière dont elle résumerait son état en ce dimanche matin, après une nouvelle soirée dansante encore bien animée, et qui s’est évidemment terminée très tard (ou très tôt).

Lundi, quelques jours avant le départ, j’ouvre mon agenda et réalise que je pars à Madrid en fin de semaine. Oh secours. J’avais presque oublié, tiens. Et j’ai un million de choses à faire et je ne me sens absolument pas prête. Ce qui signifie aussi que j’ai grandement besoin de me mettre au vert quelques temps et que c’est plus qu’urgent. J’avais été une des premières à m’inscrire à ce petit festival de blues au nom énigmatique (La Maliciosa !) et à ce moment-là, j’ignorais complètement à quel point le printemps serait fort en émotions et que ce microcosme bluesy perdu dans la Sierra deviendrait un pèlerinage salvateur. Bienvenue à La Maliciosa Blues Fest.

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« Sur l’Erdre, voguent petits et grands bateaux » et autres histoires de canards, de jardinage et de cité médiévale

Comme d’habitude, j’ai toujours un temps de retard dans la narration de mes histoires. Ma consommation de mouchoirs n’a pas baissé : quand ce n’est pas le pollen, ce sont les larmes, et quand ce ne sont pas les larmes, c’est un rhume carabiné digne d’un mois de janvier. Alors j’ai ressorti les bottes et les promenades sur l’Erdre ou au bord de la mer ne sont qu’un vague souvenir, sans mauvais jeu de mots. Vivement le retour du soleil…

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