Ebnat-Kappel : après la pluie

« Je respire mieux ici ». J’ai dû répéter cette phrase une bonne quinzaine de fois en l’espace de quelques jours. Pouvoir prendre de grandes bouffées d’air frais et respirer librement est devenu, pour ma part, quasiment un luxe ces derniers mois. A Ebnat-Kappel, chez les grands-parents de Ryan, Sula et Turi, nous nous couchons tôt et nous nous levons tôt. Cela nous va étrangement bien. « Il faut choisir l’emplacement de la maison en fonction de son rythme de sommeil pour profiter de toute la lumière », dira Sula. La vue sur les montagnes et les vallées vertes, le bois odorant qui craque sous les pieds dans le chalet labyrinthique et cosy, la prévenance et la générosité de la famille de Ryan, la découverte des souvenirs familiaux, j’ai tout gardé précieusement pour les jours de grand froid.

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Tillandsia géant et cactus fluffy dans le jardin botanique de Zurich (2/2)

Passons encore un peu de temps dans Zurich et partons à la découverte de ses jardins. Ryan et moi voulions visiter le jardin botanique, mais quel jardin ? Zurich possède un vieux jardin et un neuf, tous les deux gérés par l’université de la ville. Nous sommes passés par l’ancien jardin que vous avez vu dans le précédent article, et nous sommes allés deux fois dans le nouveau ! Les serres étaient fermées lors de notre première visite et rouvraient le lendemain…alors nous sommes revenus le lendemain, tout simplement !

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Zurich : Uetliberg, les pieds dans l’eau et les guêpes (1/2)

De retour de Noirmoutier, et presque aussitôt repartis en ayant juste le temps de déballer, faire une machine, préparer les nouveaux bagages, et de dîner avec Andréa. On part en Suisse dans un contexte particulier : on part suivre une formation de danse à Genève, je rencontre la famille de Ryan pour la première fois (et pour ça, on visitera Zurich, Ebnat-Kappel et Genève… autrement dit, on traverse le pays), et on teste le digital nomad (travailler et voyager en même temps). Il faut donc un peu de préparation. Premier stop : Zurich. Je ne parle pas un mot de suisse allemand. Je ne parle pas un mot d’allemand tout court. Cela ne m’a pas empêché d’adorer la petite vibe alternative de la ville où l’on peut se mettre au vert facilement, mettre les pieds dans l’eau pendant sa pause déjeuner en centre-ville et manger vegan sans passer pour des extrémistes.

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Changement de rythme à Noirmout’mout

« Si, par le plus grand des hasards, j’étais réveillée à 6h du matin, je viendrai avec toi ». On a tous fait cette blague quand Margaux nous a annoncé qu’elle irait voir le soleil se lever au petit matin. Je ne me souviens plus du mauvais rêve de cette nuit-là, mais j’ai ouvert les yeux et j’ai regardé l’heure en me disant « si ça se trouve… ». Il est six heures. On prend les vélos et on file vers la plage…

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Fusio’Nantes : danser à nouveau, un pied devant l’autre, un petit LU après l’autre

Cet article aurait également pu s’appeler « L’été des Justines ». Justine est venue à Nantes, avant que Justine ne rentre et que l’on rencontre Justine. Il s’agit de trois Justine différentes : une amie danseuse, ma colocataire et ma future colocataire. Cependant, il n’y a que la première qui apparaît en photo ici, alors (re)parlons plutôt de danse ! Quand une danseuse de fusion vient nous rendre visite à Nantes, il se passe parfois des choses incroyables comme une soirée dansante en plein air complètement improvisée au beau milieu du parvis de l’Hôtel de Région. Voilà donc nos premiers jours de l’été avec un vrai air de vacances. La saison semble un peu plus douce malgré la menace du Covid-19 et on essaie de profiter tout en restant prudents. On danse le forro en plein air, on pique-nique avec les copain.ine.s, on teste de nouveaux salons de thé, on visite des expositions et surtout, on profite d’être dehors autant que possible.

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Paris-Rezé-Nantes : préparer les vacances

A l’heure où cet article sera publié, je serai probablement sur les plages de Noirmoutier en bonne compagnie, et en train de profiter de vraies vacances. Par « vraies vacances », je veux dire que les premiers jours de congés sont toujours employés à ne rien faire, ou pas grand-chose, juste pour constater que ce sont les vacances. Cette année est un peu particulière, car Ryan et moi testons le « digital nomad », ou le télétravail en voyage. Je suis toujours en formation et les voyages de cet été ne s’annoncent pas de tout repos… et c’est une excellente chose ! Malgré les jours de rush, cela reste un plaisir d’être active dans des projets qui ont du sens. « La bonne fatigue ». Ainsi, on alterne moments de loisirs et moments studieux… et j’essaie de faire manger Ryan le plus possible pour que sa famille ne le trouve pas trop « déplumé » quand nous serons en Suisse.

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Déconfiner à Nantes : retrouvailles et promenades « extraordinaires »

C’est officiellement les vacances ! J’ai vécu les dernières semaines dans un mélange de sérénité et d’absurdité et je suis heureuse de pouvoir dire que ce week-end annonce le retour des voyages et la poursuite des projets qui ont du sens. Dans cet article, on trouvera les moments joyeux et doux depuis la fin du mois de mai, quand je suis revenue à Nantes. On redécouvre la ville, les endroits familiers et les nouveautés. Être dehors suffit à se sentir bien. J’apprends toujours à privilégier la santé mentale et physique plutôt que la performance au travail, et c’est peut-être la plus belle leçon de cette année.

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Histoires gourmandes d’un autre temps

Les premières semaines suivant le 11 mai ont été particulièrement stressantes. Une semaine après l’annonce du déconfinement, je me suis autorisée à sortir pour une autre raison que les courses alimentaires. Dehors, une odeur de basilic annonce la saison de l’été. Je suis à la fois heureuse et pourtant toujours un peu perturbée quand je me rappelle qu’on a passé une saison entière enfermés. « Je n’ai vu aucun cerisier en fleurs cette année ». Alors que certain.e.s ont déjà lancé la saison des embrasses, des apéros et des soirées à cinquante, je fais un pas après l’autre. En allant me promener près du canal de l’Ourq, le vent est de retour et c’est déjà beaucoup pour moi. J’ai de la samba dans les oreilles et je me dis que les Brésiliens ont compris quelque chose à la musique et à la danse qu’on n’a pas encore saisi. Et c’est dans ce mélange de gaieté et de mélancolie que j’avance encore, un pas après l’autre. Après deux mois d’absence (que je n’ai pas vus passer…), me voici prête à revenir faire un tour par ici.

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L’ « ère » du temps l’ « ère » de rien ou s’en sortir sans sortir

C’est le 47e jour de confinement officiel. 47 étant un symbole à Pomona College, cela me semble le moment parfait pour publier un nouvel article sur nos vies confinées. Pourtant, les mots n’ont jamais été aussi difficiles à sortir que maintenant. “Ce que l’on conçoit bien s’énonce clairement” (Nicolas Boileau). Cette phrase qui m’accompagne depuis que j’ai commencé à écrire sérieusement pour mon mémoire n’a jamais été aussi juste. Je ne conçois rien. Les pages de mon carnet sont noircies de réflexions, de dates écrites en japonais, de phrases de gratitude journalières (une habitude que j’ai prise à l’automne dernier), de bilans hebdomadaires. Le tout est entrecoupé de listes, de recettes, de cours et d’étoiles. Je me relis avec beaucoup de tendresse : tant de légèreté, d’anecdotes rigolotes, de moments suspendus que je tente de graver tant bien que mal. Parfois, je relis la lutte, l’anxiété et l’incompréhension. Mais il y a toujours de la vie. Et après près d’un mois et demi de confinement, on se rend compte qu’il s’en passe, des choses ! A chaque fin de mois, je fais généralement le point sur ma vie : qu’est-ce que j’ai appris, accompli ? De quoi ai-je besoin pour la suite ? Je me rends compte que j’ai vécu deux fins de mois en confinement et… rien. Rien ne me vient à l’esprit. Ou alors si, une version de moi aimerait vous raconter à quel point tout est étrange et anormal et que ça ne va pas du tout. L’autre version, elle, trouve que tout est normal et habituel, et que ça va très bien. Ainsi, notre nouvelle normalité est bizarre. Notre bizarrerie est normale ?

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Confinement, J – 2 : « je vais mettre le Monbazillac au frigo »

On approche du premier mois de confinement et j’avais envie de revenir sur l’Astroniste pour raconter des histoires. « J’espère que vous vous confinez bien » est en train de rentrer dans le langage courant, et vivre à Paris n’a jamais été aussi agréable. Moins polluée, on n’entend plus les voitures, mais les petits oiseaux qui gazouillent et nous avons même accès à un bout de toit pour déjeuner sous le soleil presque tous les jours. J’essaie d’écrire un peu tous les jours pour tenter de rester dans le moment présent, actuellement « la safe zone » qui permet de ne pas céder à la panique face à l’avenir incertain. Dans le moment présent, j’arrive même à faire des plans pour l’avenir en fait, comme me lancer à corps perdu dans une nouvelle formation, avançant ainsi ma rentrée d’une saison. Pourquoi pas ? En attendant de vous en dire plus, j’ai envie de vous raconter un peu les jours qui ont précédé l’annonce du confinement, alors que j’étais encore à Nantes, mais aussi déjà un peu à Paris…

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