L’été à Nantes rime avec le Voyage à Nantes, un des événements les plus enthousiasmants quand arrivent les beaux jours. C’est l’occasion de découvrir ou de redécouvrir la ville sous un nouveau jour et lorsque les copains ou la famille viennent nous rendre visite, impossible de ne pas savoir quoi faire. Alors que je reprends doucement mes repères, le VAN est effectivement un moyen assez sympathique de me familiariser à nouveau avec la ville. Retour sur près d’un mois et demi de surprises à base d’expériences lumineuses, de toboggan, de mandarins et bien évidemment de glaces !

Tash Sultana – Free Mind

Pendant la Nuit du VAN, je retrouve Justine. Rattrapant le temps perdu autour d’un mojito, on a juste eu le temps de passer par la piste dansante tournante sur la place Graslin sur musique des années 80’s. Ah la France kitsch…

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Première glace à la fraiseraie de la saison avec Warda et Alice. Le parfum fraise-menthe est à tomber…
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Evor, Jungle Intérieure, un petit havre de paix au coeur dans Nantes, niché dans le passage Bouchaud. J’aimerais bien que cette oeuvre devienne pérenne !
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Nous dégustons nos glaces sur la petite terrasse en bois, au calme et à l’ombre. Le beffroi, la végétation luxuriante et le mur délabré forment une ambiance post-apocalyptique étrangement sereine.
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Paysage Glissé, ça vous dit quelque chose ?

J’y étais allée avec Maÿlis l’année dernière. L’oeuvre de Tact Architectes & Tangui Robert est de nouveau ouverte cet été avec les mêmes consignes de sécurité (et un peu moins de paraffine sur la glissière).

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A croire que la vie n’est faites que de boucles, de répétitions, signes-coïncidences. L’exposition temporaire au Musée d’Arts de Nantes est consacrée à James Turrell, It becomes your experience.  James Turrell ? L’artiste qui fait ses études à Pomona College et qui a réalisé l’oeuvre Skypace qui se trouve sur le campus.
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La cerise sur le gâteau (ha.ha.), c’était cette installation de James Turrell, Cherry, expérience sensorielle qui je pensais ne laisserait personne indifférent (mais après avoir discuté avec deux cousins, il s’avère que c’est possible).

Cherry nous plonge dans le noir avant de nous faire pénétrer dans un cube avec d’autres visiteurs. Se retrouver dans l’obscurité dans un endroit inconnu est une expérience que nous ne vivons plus. J’ai adoré avancer à tâtons vers ce rectangle rouge presque…moelleux ? Tendre le bras et… alors que l’on perd encore plus de repères, tout semble d’un seul coup plus clair. Je n’ai pas trop envie d’en dévoiler plus, car il faut vraiment y aller pour vivre l’expérience, mais je serais curieuse d’échanger sur cette expérience.

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Avec Justine, deux historiennes de l’art au musée…
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Devant First Light, 1989-1990. L’artiste est impressionnant, s’achète un cratère (le Roden Crater en Arizona), et fait des oeuvres dignes d’un roman de science-fiction. Impressionnant.
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Encore une fois, quel meilleur endroit que la salle blanche du musée pour une belle exposition d’art ?
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Justine devant Awakening, 2006. Moins impressionnante que Cherry, mais propice à la méditation du fait de ses changements subtils de couleurs.
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Justine et moi sommes également allées voir l’exposition temporaire dans la Chapelle de l’Oratoire. Ayant l’habitude de la voir découpée en plusieurs morceaux du fait de la présence des cimaises, c’était drôle de découvrir le lieu dans son entièreté. La salle n’est faite que d’un écran montrant des vagues, oeuvre de Thierry Kuntzel qui s’est avérée être une autre expérience incroyable.

Le principe : le visiteur le plus proche de l’écran contrôle celui-ci. Plus on s’approche de l’écran, plus les vagues ralentissent et perdent en couleur. Quand on est collé à l’écran, les vagues sont figées, en noir et blanc. Mais si on contrôle l’écran, en revanche, le nez collé sur la toile, on ne voit rien du tout. Commence alors un drôle de jeu de pouvoir : celui de contrôler, mais de ne rien voir, ou celui de voir sans rien contrôler…

A l’entrée du musée, l’artiste Laurent Tixador a installé un Potager singulier avec de drôles de systèmes d’irrigation et des poissons rouges à l’intérieur (plus de _belles_ images par ici). Pour continuer sur le thème, Justine, qui travaille actuellement au Jardin des Plantes, m’y emmène ensuite pour voir les nouvelles oeuvres installées dans le cadre du VAN.

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Johann Le Guillerm, Les Surgissantes. Adieu Claude Ponti, cette année, place à ces drôles de sculptures de fleurs !

Pour les Surgissantes, il faut être patient et avoir de l’endurance car la manivelle permettant de les faire « surgir » est lente et lourde… Du coup, j’ai préféré les Oscillantes, qui bougent toutes seules comme des cosmos sans que l’on ait besoin de lever le petit doigt.

Sur la vidéo ci-dessus, on voit les Surgissantes retomber une à une…

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Sorbet chocolat, sorbet yuzu, et glace mix de noix chez Amorino. Après le (relatif) effort, toujours le réconfort !
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En direction de la HAB Galerie, on met encore à mal nos points de repères : est-on sur la Lune ou sur Terre ?
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A l’entrée de la HAB, on entend le bruit de la sève qui s’écoule. Dans l’exposition Fluides, Céleste Boursier-Mougenot a posé des micros dans les arbres et retranscrit les sons enregistrés. J’adore le bourdonnement ambiant dans l’exposition un peu comme si nous étions dans un jeu vidéo. Les arbres sont à l’intérieur, on se balade dans une forêt spacieuse avant de rejoindre une volière originale…

Les photos ont été prises par My-Lan lors d’une deuxième visite avec les cousins.

Des mandarins s’ébrouent et piaillent joyeusement  dans une immense et lumineuse volière. Ils volent et se posent sur des guitares amplifiées jouant une musique improvisée. J’étais sûre d’avoir déjà vu cette oeuvre quelque part. Je revoyais même mon père à côté de moi en train de regarder les mandarins. Après quelques recherches, Céleste Boursier-Mougenot avait effectivement exposé en 2009 à Bouffay