La suite de notre première journée à Seattle se concentre sur la partie Ouest de la ville.

Parce que c’était le premier avril, c’est Patti Smith qui nous accompagne dans cet article.

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La Space Needle ! C’est un peu comme la Tour Eiffel à Paris : on la voit partout, mais cela ne veut pas forcément dire qu’on se trouve juste à côté.
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Un écureuil de Seattle, au tour de taille plus raisonnable que celui des écureuils de Pomona College. Ohlala ce petit bidou qui a l’air tout doux !

Autour de la Space Needle, l’espace est très bien organisé avec un petit complexe culturel destiné au grand public : centre scientifique, galerie d’art, cinéma pour films tournés en  IMAX, etc. Nous ne sommes pas montées en haut de la tour, car l’entrée nous semblait un peu trop chère, néanmoins, se balader tout autour reste très agréable !

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Elle a tout de même une forme marrante, non ?
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Un peu plus loin se trouve l’Olympic Sculpture Garden avec une galerie régie par le musée d’art contemporain de Seattle. En ce moment, elle expose une oeuvre de Spencer Finch appelée The Western Mystery. Belle installation, elle est censée représenter un coucher de soleil : ce qui est très intéressant, c’est que les panneaux colorés ne sont pas figés et en fonction de l’heure de la journée et de la lumière qui entre dans le bâtiment, les effets peuvent être très changeants. Comme un vrai coucher de soleil quoi !
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“What if, instead of painting a picture of a place you could re-create the light of a place? If we were as sensitively attuned to the color of light as we are to a convention like perspective, for example, maybe we could have the experience of saying, ‘Oh yeah, that’s Paris at dusk. . . . There’s the Hudson River Valley on a winter afternoon.’ It’s a way of thinking about how to represent landscape in an unconventional but totally accurate way.” (Spencer Finch)
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Dans l’Olympic Garden, l’Aigle majestueux d’Alexander Calder domine le paysage. Le parc possède ainsi la particularité d’être un lieu d’exposition de sculptures contemporaines.
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Dans le prolongement du parc se trouve un autre parc appelé « Myrtle Edwards ».
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Nous remarquons qu’on est plus à Saint-Nazaire qu’à La Baule : le bord de mer est aménagé pour l’industrie, pas la plaisance. C’est un peu vieillot, mais c’est ce qui fait aussi le charme de l’endroit.

Mes envies de rochers sont comblées lorsque nous nous aventurons sur la plage, et je pars bondir sur ces grands cailloux à la recherche des otaries, malheureusement absentes. Des bouts de bois flottés jonchent le sol, conférant au paysage un petit côté sauvage et pittoresque. Nous nous arrêtons pour prendre une photo. La configuration de la ville est vraiment étonnante, car l’horizon est fermé par des îles. Ainsi, on perçoit l’océan, mais pas l’infini. L’aventure semble plus proche !

Nous avons longé le bord de mer pendant un petit moment, puis avons emprunté un pont sur lequel nous avons observé un très long train de marchandises défiler sous nos yeux. Nous avons ensuite repris notre marche en direction du Kerry Park et d’un endroit où manger.

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Seattle ou la randonnée urbaine : « Ah bah heureusement qu’on ne tourne pas ici, tu as vu comment ça monte ? » « Euh en fait, on tourne ici »…

Après avoir gravi plusieurs rues (je pèse mes mots), emprunté un toboggan et s’être extasiées devant les maisons du quartier (il me faut aussi une résidence ici !), nous arrivons affamées…chez un glacier célèbre appelé Molly Moons. Nous l’avions déjà fait une fois à Los Angeles et nous l’avons refait ici ; notre déjeuner a consisté en un énorme cône. Nous étions prêtes à commander deux boules, puis le vendeur nous a dit qu’une boule faisait la taille d’une balle de tennis. « Une demi-boule de chaque parfum alors ? » La glace est excellente avec des parfums originaux, artisanale, tout comme les cônes qui sont préparés sous nos yeux. Miam.

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Depuis le Kerry Park : c’est quoi le machin blanc en face ?

Au Kerry Park, qui n’a de « parc » que son nom puisqu’il s’agit plutôt d’un observatoire, le panorama est sublime : la mer, les gratte-ciels, les îles, les maisons, on domine la ville !

On redescend notre « montagne » en direction de Fremont : la descente est plus facile ! Tout comme dans le reste de la ville, nous sommes dans un quartier qui possède sa propre identité. Celui-ci est plus résidentiel et on s’extasie en face des maisons et des cerisiers en fleurs.

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Un pont à bascule ! C’était très chouette à regarder et cela m’a rappelé certaines courses de voitures dans Midtown Madness…

Nous nous dirigions vers un endroit bien précis pour aller voir une sculpture un peu spéciale (voir ci-dessous, je n’en dis pas plus). Juste avant d’arriver à notre destination, un couple d’oiseaux attire notre attention. Ce sont des geais, au corps d’une couleur bleue chatoyante et dotés d’une crête toute mignonne. Mais enfin, nous allons savoir ce qui se cache sous le pont.

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Un Troll sous le pont Aurora.

Le Fremont Troll a été conçu par Steve Badanes, Will Martin, Donna Walter et Ross Whitehead en 1990 et a également engagé la participation de toute la communauté située aux alentours. Quand l’art réunit les gens…

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Après le Fremont Troll (oui, oui, la journée n’est pas encore terminée), nous partons nous promener autour du Lake Union.
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Le ciel couvert n’est pas toujours très agréable, mais j’ai toujours pensé que les temps brumeux ou les couches de nuages uniformes permettaient de faire diffuser une très belle lumière ambiante, un peu argentée. Ici, on voit également quelques petites touches dorées dans l’eau du fait de la lumière du soir… Joli camaïeu.
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« Avec une Marina en diamant, réussissez vos études à coup sûr ! » Du moins, puisque je porte aussi mon sac en tissu « Oldenborg », on pourrait même ajouter que « vous finirez bilingue en français ! »*.
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Un hydravion avec une oie spectatrice. C’était très drôle de voir décoller des avions depuis le lac. L’église en arrière-plan semble également magnifique : du moins, elle a une situation très avantageuse, baignée de lumière par le soleil de fin de journée.
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Une heure et demi de marche plus tard et la boucle est bouclée ! Nous voilà de retour !

De retour dans le quartier de Pike Place Market, nous faisons une petite pause à l’auberge de jeunesse avant de prendre notre courage à deux mains pour aller dîner.  Les restaurants ferment tôt ici, mais nous trouvons finalement un endroit nommé très simplement « Pike Place Bar & Grill » à l’ambiance très feutrée. Les photos ne rendent pas justice à cette atmosphère tamisée, où l’on marche sur un plancher qui craque pour s’installer à des tables éclairées à la bougie. Je m’attends à voir passer dans l’allée à côté de nous un vieux loup de mer traînant sa jambe de bois pour s’asseoir au fond du restaurant. L’endroit idéal pour raconter des légendes de pirates et de forbans…

…mais surtout pour manger, car on meurt littéralement de faim ! Qui dit ville de bord de mer dit poisson et je commande un délicieux fish & chips à base de morue. Il est encore tôt lorsque nous retournons dans notre dortoir, alors nous nous installons devant un film pour terminer cette journée en douceur.

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Capture d’écran de l’application de Maÿlis indiquant le nombre de pas effectués et la distance parcourue dans la journée. On a bien dormi cette nuit-là.

* Au moment où je vous écris, j’ai une petite histoire drôle que j’ai eu en classe aujourd’hui. Mes étudiants ont commencé à râler quand je leur ai proposé une activité qui consistait à devoir se lever du canapé. Alors que je leur faisais remarquer qu’ils ne se plaignaient pas avant, une étudiante m’a dit que c’était parce qu’ils devenaient Français, preuve que les cours étaient efficaces. Moui. Râlez au subjonctif conjugué correctement et on en reparlera !