Il est temps de quitter la douce et bohème Olympia ainsi que la maison de Michiko dont j’ai gardé des souvenirs d’arc-en-ciels sur les murs, effets donnés par les décorations aux fenêtres. Avant d’aller à l’aéroport, nous allons à la San Francisco Street Bakery à Olympia pour acheter des baguettes au fromage, des bretzels new-yorkais et des scones. C’était un endroit magique, qui ressemblait à une vraie boulangerie. Autrement dit, un vrai miracle, perdu dans un charmant quartier résidentiel ! A Sea-Tac, nous retrouvons une grande voyageuse venue du Colorado, connue à Claremont et qui a passé le semestre dernier en Nouvelle-Zélande : Callie !

Shawn Mendes – Lost in Japan

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Je n’ai passé que quelques jours à Seattle en 2017, pourtant j’ai l’impression d’être à nouveau chez moi, un peu plus légère, presque exaltée au beau milieu de cette belle énergie et du bourdonnement créatif ambiant.
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Près de Pike Place Market, je trouve ce street art assez représentatif de l’esprit mordant de la ville.
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Dans Pike Place Market avec Callie et Isaiah. Je ne peux pas m’empêcher de penser à Maÿlis avec laquelle je suis venue explorer la ville la première fois. Notre auberge de jeunesse donnait sur Pike Place.
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Il est possible de prendre du poisson dans l’avion apparemment. Je n’ai pas osé… Mais c’était tentant.
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Le Gum Wall en-dessous Pike Place est toujours aussi… appétissant. Brrrrr !

 

J’avais déjà eu l’occasion de voir un cochon célèbre sur le marché donc j’ai commencé à en remarquer plusieurs. Isaiah nous dit qu’il y en a un dans le premier Starbucks. Nous bravons la foule, non pas pour commander un café, mais pour voir le fameux cochon, perché au-dessus de la porte d’entrée.

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Ça éloigne les vampires et c’est plutôt joli.
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Je propose que nous nous arrêtions dans un café pour faire une pause et surtout discuter de nos dernières aventures aux quatre coins du globe. Après avoir tourné en rond à la recherche d’un endroit unique et original, je vous laisse deviner où nous avons finalement atterri. Callie est en train de manger un scone à la myrtille fourré à la confiture de framboise acheté un peu plus tôt dans la boulangerie mentionnée précédemment. J’en salive encore.
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Après un petit tour sur le marché, Isaiah nous emmène au Gas Works Park. L’avantage de la pluie, c’est que nous avons le parc pour nous. Avis aux amateurs d’univers steampunk.
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Comme son nom l’indique, le parc se trouve sur l’emplacement d’une ancienne usine de lampe à gaz donc il reste quelques vestiges. Ces grandes structures de métal couleur rouille sont parfaites pour tourner un film post-apocalyptique ou rétro-futuriste.  J’ai l’impression d’être dans le jeu Submerged. C’est aussi assez frustrant de ne pas pouvoir grimper aux échelles…
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Faire sécher ses chaussures avec style.

 

Dans le parc, nous nous arrêtons dans l’aire de jeux pour enfants. J’escalade une grande structure en talons et avec appareil photo dans la main (même pas peur) jusqu’au toboggan. Callie me donne le feu vert et je glisse le long de la glissière… complètement trempée. Je suppose que c’est une tradition ! La dernière fois que j’étais à Seattle, Maÿlis et moi étions tombées sur un autre toboggan le long d’une rue pentue. C’était trop tentant, mais j’aurais dû me douter que le tapis de feuilles mortes sur la glissière était quelque peu salissant !

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Cette photo ne rend définitivement pas justice à l’endroit, mais par beau temps, même les non-amateurs de steampunk ou d’usines désaffectées trouveront l’endroit génial, surtout pour le panorama qu’il offre sur la ville.
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Fait-il déjà nuit ? C’est une ellipse : nous sommes allés au musée Chihuly, mais j’y consacrerai un article entier la prochaine fois. En revanche, nous sommes toujours à côté du musée, au pied d’un monument célèbre à Seattle…

 

Nous sommes dans la Space Needle ! Je n’avais pas eu l’occasion d’y monter la première fois et Isaiah et moi en avions un peu parlé. Callie voulait faire le musée Chihuly juste à côté alors nous avons finalement décidé de faire les deux. En patientant dans le magasin aux souvenirs, nous avons aussi la possibilité de faire un saut à l’élastique virtuel du haut de la Space Needle. Amusant et « ça fait des petits guilis au ventre » quand on arrive en bas.

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Je vous passe la photo très kitsch prise dans le photobooth sur fond vert. Sans plus attendre, voilà Seattle, la nuit. J’essaie encore de m’en remettre. Dans les enceintes, c’est l‘électro d’Odezsa qui nous accompagne tandis que le décor autour de nous fait très « jet-set des années 1960 ». On sent d’ailleurs que le jeu sur ces deux registres est volontaire, nous transportant dans un petit univers rétro-futuriste assez cool !
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La Space Needle est faite de deux étages. A l’étage supérieur, il est possible d’aller dehors et ça souffle fort…

 

A l’étage inférieur, il y a une plateforme vitrée. Je pense que l’effet est plus impressionnant de jour, car les lumières en bas de la Space Needle amoindrissent l’impression de marcher au-dessus du vide. Lorsque j’avais visité la Tour Eiffel à Paris avec son nouveau sol vitré, je me souviens m’être élancée gaiement avant de refréner un pas en avant (signifiant aussi que je possède un réflexe de survie fonctionnel).

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On peut même deviner le sens de circulation des voitures.
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La mer, indiquée par une immense masse noire.
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L’originalité de la plateforme vitrée ici, c’est qu’elle tourne ! On peut donc s’installer et admirer la vue, cependant c’est très, très lent…
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Un bleu « science-fiction » et une architecture claire aux formes modernistes. J’insiste sur le caractère rétro-futuriste…

 

Nous redescendons de l’aiguille spatiale et décidons d’aller dîner à Momiji, un restaurant japonais à la décoration très élégante. Nous étions installés au comptoir en face des chefs cuisinier donc j’ai pu les voir préparer mes sushis sous mes yeux. Je crois que ça les rend encore meilleurs !

 

Pour le dessert, un petit tour chez Molly Moons, une référence pour les glaces. Me rappelant de la taille des boules, je commande une moitié de cookie dough à la cannelle et une autre à la myrtille. J’ai toujours très bien mangé dans l’Oregon et à Washington. L’esprit un peu bobo fait que les restaurants prônent les produits locaux, bios, les poissons pêchés dans le cadre d’une pêche responsable, les glaces artisanales, etc. Molly Moons est également tip-free, c’est-à-dire que les vendeurs ont un salaire régulier chaque mois (plus élevé que notre salaire minimum français) et ne dépendent pas des pourboires des clients pour vivre. Enfin, les pots et les cuillères sont compostables ! Autant d’excuses pour aller manger de la très bonne crème glacée (si vous en aviez besoin)…

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Vue prise du toit de l’hôtel le lendemain matin. Je suis tombée sur un hôtel au prix défiant toute concurrence en centre-ville. Le concept était un peu particulier, mais on y a bien dormi, bien mangé et on a pu admirer Seattle d’un point de vue peu connu…