De Claremont à Olympia, il y a donc 1250 miles, en prenant l’itinéraire touristique le long de l’océan. Je n’ai pas pris beaucoup de photos, attendant d’être arrêtée pour pouvoir prendre le temps de capturer une vue. Nous n’avons pas non plus choisi le meilleur sens pour un road-trip puisque nous avons quitté le désert du sud de la Californie pour les régions plus humides de l’Oregon et de Washington. Cet article commence à San Francisco où nous avons passé un peu de temps pour voir Guillaume et nous emmène le long de la Route 101. J’avais très envie de voir l’océan donc Isaiah m’a laissé planifier l’itinéraire de telle sorte à ce que nous nous arrêtions en bord de mer. J’étais déjà amoureuse des forêts verdoyantes et des pins majestueux ; les vues sur l’océan ne déçoivent pas non plus, malgré la météo particulièrement capricieuse.

Tash Sultana – Free mind

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Grand moment d’enthousiasme à l’idée de passer en voiture sur le Golden Gate Bridge à San Francisco. De l’autre côté du pont, la vue sur la ville est magnifique.

 

 

 

 

 

 

 

Isaiah propose de s’arrêter et nous nous dirigeons vers un lac à Ukiah. Le lac Mendocino est une de ces petites surprises que l’on découvre un peu par hasard, en suivant une grande tache bleue sur le GPS. Le temps est clément et l’atmosphère, argentée. A part une dame et son chien, nous ne croisons personne ce qui donne un effet un peu surréel. C’est vaste et fermé à la fois. Pour peu, on croirait presque qu’on ne trouve ce lieu qu’à la manière de la Salle sur Demande dans Harry Potter. Je suis encombrée de mon grand manteau et de mon appareil photo, mais j’irais bien courir et noyer dans l’eau les idées noires et le stress accumulés ces derniers temps.

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Isaiah, minuscule dans le paysage découpés en lignes horizontales. Une de mes photos préférées de ce périple.
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Bon, le  lieu n’est pas tout à fait désert si on compte les oiseaux…
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Après une longue route tortueuse dans l’obscurité à travers les forêts de pins du Redwood National Park et un dîner qui a ressemblé à un petit-déjeuner (une envie de pancakes et d’oeufs au plat), nous avons passé une nuit à Crescent City dans le nord de la Californie.

 

 

 

 

 

 

 

Temps affreux, impossible de randonner, mais la ville a un certain charme dans la brume… Surtout, toute la nuit, nous avons entendu des otaries rugir (bêler ? grogner ?) alors au petit matin, la mission était d’aller les retrouver pour les voir en vrai !

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Au loin, une île avec un petit phare du 19e siècle abritant un musée. J’espère que l’îlot est hanté ou je serai déçue… Vous êtes un(e) auteur(e) en manque d’inspiration ? « Crescent City est faite pour vous » (imaginez un grand panneau un peu trop joyeux et coloré pour être rassurant).
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Première piste d’exploration vaine. Cependant, on sent que les otaries ne sont pas loin, probablement, près de l’édifice de couleur bleue de l’autre côté de la jetée…
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Toujours pas d’otaries, mais de gros chats. Un troisième nous observait bien caché. Avec leur air fièrement indépendant, en train de nous scruter, j’avais l’impression de voir de vrais matous de pêcheurs, un peu comme celui que j’avais rencontré à Quimper. En réalité, un panneau indiquait qu’il ne fallait pas abandonner de chats dans cette zone industrielle, ce qui est un peu plus triste…
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Une petite baignade ?
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Et voilà les otaries ! Elles me rappelle un peu Minouche, le chat de Justine, tellement enrobée qu’ en position allongée, elle ne peut pas bouger ses pattes arrière.
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En revanche, ces otaries font un boucan épouvantable quand elles rugissent…

 

A défaut de prendre des photos dehors, je capture un bout de paysage en vidéo. Voir la route avec sa double ligne jaune centrale et bordée de pins me donne un sentiment de familiarité et de réconfort que j’ai rarement senti ailleurs.

 

 

 

 

 

 

 

Dans ce road-trip, j’avais vraiment envie de voir des phares au bord de l’océan. Yaquina Head Outstanding Natural Area nous donne l’impression d’être Max Caulfield dans Life is Strange. Si mes souvenirs sont bons, l’histoire se déroule d’ailleurs dans une ville fictive en Oregon.

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La route vers l’océan, sublime.
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A cause du government shutdown aux Etats-Unis, le parc était fermé. Nous nous sommes malgré tout garés pour aller nous promener en nous disant que si personne ne travaillait, personne ne viendrait nous chercher…
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Voir un phare en Oregon : c’est fait. Et quel décor pour celui-ci ! Malgré la pluie, le froid et le vent, je suis aux anges. Prochaine étape, aller dormir dans un phare !
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Une fois arrivés au phare, nous nous rendons compte qu’il y a un escalier permettant de descendre jusqu’à une plage où les cailloux sont complètement noirs.
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La faune, assortie aux couleurs du paysage.
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Les ponts en Oregon sont également très beaux avec leur structure en acier et attisent un imaginaire fantastique qui colle bien à l’ambiance industrielle navale de la région. Le Yaquina Bay Bridge est un de mes préférés. J’attends toujours les fantômes.
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Belle lumière de fin de journée réchauffée par les lampes artificielles.
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A table ! C’est la tête qui dit « chouette, on va manger des fruits de mer » !
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Nous décidons de dîner au Local Ocean Seafoods en suivant les guides sur Internet. Pour commencer, la vue est très jolie sur le Yaquina Bay Bridge…

 

 

 

 

 

…et pour finir, la nourriture est également excellente ! Honnêtement, je ne me rappelle pas d’une fois en Oregon où j’ai mal mangé. Les restaurants japonais et les glaces de l’été dernier me font encore saliver.

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Le lendemain matin, nous allons au Devils Punchbowl State Natural Area, qui porte bien son nom.
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Le temps est toujours aussi mauvais,  mais s’accorde bien à la violence des vagues frappant contre la roche.
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Des pins, un océan agité, du vert et du gris à en perdre de vue : bienvenue en Oregon l’hiver. Prochain stop : Olympia, Washington !