Tout d’abord, je voulais voir pourquoi on disait  » Keep Portland weird ». Ensuite, c’était proche de Seattle, ville que j’aime tant. Puis, il y a eu l’idée de retrouver un peu d’humidité (et la peau douce qui va avec), de passer du temps avec un copain qui aime la danse et les sushis. Enfin, on m’a parlé des randonnées, des cascades et des glaces de Salt & Straw. Après Denver avec Callie, voilà donc Portland avec Isaiah. J’ai quitté une Los Angeles étrangement grise et froide pour atterrir dans l’aéroport tout mignon de Portland où il faisait étrangement beau et chaud. Le monde à l’envers, et surtout très vert.

Leify Green – Madness

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Je suis arrivée à Portland en fin d’après-midi, juste le temps de poser mes affaires et de partir en exploration au Mount Tabor Park, premier écrin de verdure que j’ai visité dans la ville. Je me sens complètement dépaysée face aux pins de plusieurs mètres de haut. Nous avons garé la voiture en bas du parc avant de grimper en haut du Mont Tabor où nous comptons regarder le coucher de soleil.
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Réservoir n° 5, 1911. Voilà la légende sur les marches de cette drôle de construction au style un peu revival.
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Derrière nous se trouve le réservoir. En face, nous en voyons un autre et derrière celui-ci, c’est le centre-ville !
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Nous sommes apparemment au bon moment au bon endroit pour profiter de la belle lumière de fin de journée. Contrastant avec le nuage de pollution de Los Angeles, j’avais vraiment l’impression de respirer à nouveau tout en étant baignée dans une atmosphère de féérie constante.
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Voici Harvey W. Scott, qui a, d’après l’inscription, eu un rôle très important pour la ville même si il n’était pas écrit pourquoi.
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Vivre au ralenti. Alors que je profite de ma première soirée dans un nouveau lieu et de mes derniers jours aux Etats-Unis, j’apprécie d’autant plus les petits détails qui se présentent autour de moi :  les rayons de soleil à travers les arbres, les pissenlits translucides, les insectes qui volent,… Tout ce qui peut figer le temps.

 

 

Pour guider notre promenade dans le parc avant de revenir admirer le coucher de soleil, nous avions décidé de partir à la chasse aux réservoirs. Si on avait trouvé le réservoir n° 5, c’est qu’il y en avait bien quatre autres quelque part, n’est-ce pas ? Résultat, nous n’avons trouvé le premier qu’au fruit d’une longue et agréable errance ainsi qu’un peu d’escalade pour retrouver le bon chemin. Il y a toujours un bout d’aventure quelque part pour peu qu’on cherche bien et accompagné des bonnes personnes…

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Au loin, Isaiah m’indique le Mont Hood qui en impose, seule montagne avec sa cime enneigée se distinguant dans le paysage. Encore un petit détail insolite qui fait le charme de la région… Portland est-elle réelle ?
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Pour regarder le coucher de soleil, on décide de s’installer dans l’herbe au bord du fameux réservoir n° 5… et entourés par des moustiques énormes. J’aurai eu le temps de prendre trois photos complètement floues avant d’apercevoir trois de ces bestioles réunies sur ma cheville, seul bout de peau à l’air libre. Nous fuyons. Nous retournons marcher, voir les premières lumières de la ville s’allumer avant de redescendre à la voiture dans la pénombre.
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Et voilà Isaiah ! Nous avons fini la soirée à Bamboo Sushi, un restaurant japonais très raffiné (nous avons juste suivi les conseils donnés sur Internet). Puis, sur un autre conseil du serveur, nous avons mangé notre dessert (boule orange sanguine et boule coco-citron-safran) chez le glacier d’à-côté, Fifty Licks, très original. Mine de rien, nous venions de trouver notre combinaison gagnante pour le reste de la semaine : nourriture japonaise et glace bizarre. Je pense qu’on pourrait même écrire un guide. Isaiah me raconte sa vie au Japon, continue d’alimenter mon imaginaire sur ce pays et me donne plein de détails sur la nourriture : notre vocabulaire sur les espèces de poissons est un mélange de japonais, français et anglais, mais on se comprend malgré tout. Surtout quand ça peut se manger.