La LA County Fair, tout comme les fêtes foraines ou les foires en général, n’est pas un endroit vers lequel j’irais spontanément. Pomona College organisait une sortie pour passer la soirée dans cette longue (un mois !) et célèbre foire. Une fois de plus, on voit les choses en grand, très grand et même si je n’irai pas toutes les semaines là-bas, la LA County Fair vaut le coup d’oeil pour sa démesure et son éclectisme.

Après quelques mésaventures avec le bus (où se trouve l’entrée dans ce lieu immense ? Le bus va-t-il passer sous le pont malgré sa hauteur ?), on traverse le long parking à pied en direction des lumières colorées. Comme un monde ayant poussé comme un champignon au milieu de nulle part, la fête foraine révèle déjà son caractère un peu dystopique, mélancolique et bourdonnant à la manière de Lost in Translation…

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Je tranche dans le décor avec ma robe de geek et mon manteau d’aventurière. Mais s’il y a une chose qui m’enthousiasme au plus haut point ici, c’est l’idée d’aller faire un tour de grande roue.
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Avant toute chose, où sommes-nous déjà ? La photo d’avant, nous étions au milieu des lumières artificielles, la photo d’après, nous voilà plongés dans une ambiance « safari ».

Concrètement, je ne suis là que pour deux choses : la grande roue et les animaux. Et peut-être l’ambiance pour flâner et laisser libre cours à mes rêveries « spleen-esque ». En regardant les photos après coup et en les triant pour cet article, je me suis rendue compte que notre parcours n’avait ni queue ni tête. J’aurais pu trouver un autre fil directeur, moins chronologique, et en même temps, je crois que le ballottement d’une atmosphère à une autre rend mieux de cette manière.

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Une galerie d’art. Oui, il y a une galerie d’art avec une vraie exposition (un commissaire d’exposition, des cartels explicatifs et tout le tintouin) en plein milieu de la foire. Pour peu, on porterait presque notre cornet de chichis dans une main et un verre de champagne dans l’autre. (une exposition de Judith Hernandez et Patssi Valdez intitulée One Path, Two Journeys).
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Pattsi Valdez, The Birthday, 2000 : une peinture qui me rappelle un peu les images du jeu de société Dixit.
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Après la galerie d’art, la salle des dragons et de la magie !

Après les animaux fantastiques, les animaux de la ferme. Je suis allée caresser ces petites bêtes : les règles d’hygiène sont très strictes ici et nous devons conscieusement nous laver les mains avant/après avoir touché les animaux. Dans le fond, c’est une bonne idée. Cependant, j’ai parfois l’impression qu’il s’agit d’une paranoïa plus que d’un principe de vie.

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Après les animaux fantastiques et ceux de la ferme, les collections de papillons. Vous suivez toujours ?
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Et après les papillons à collectionner, les insectes à manger.

On passe d’enclos en enclos pour admirer les lapins, les chèvres, les cochons, les chevaux et toute la ménagerie que vous pouvez imaginer. Nous avons raté la course de cochons, mais à la place, on s’est installés sur des bottes de foin pour écouter de la musique country. Vous vouliez un cliché américain ? C’est fait !

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Je n’ai pas de photo (non floue) du concert alors je vous montre ce magnifique moulin à vent à la place…
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A côté de la ménagerie, le cirque et ses acrobates.

Un quart d’heure avant de rentrer, nous atterrissons dans une exposition florale sur le thème d’Alice au Pays des Merveilles. C’était très coloré, un peu loufoque et par conséquent, nous nous sommes un peu perdus parmi les tableaux floraux : disons que nous avons voulu vivre l’histoire à fond !

Notre visite a été ponctuée de nombreux arrêts pour prendre des photos dans les photobooths ci-dessus. Je n’en ai jamais vus autant réunis dans un seul endroit et je n’ai pas mis la moitié des photos que nous avons prises !

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Dernière photo ?
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Non, car j’ai réussi à avoir mon tour de grande roue !! Et j’ai même une vidéo pour terminer cet article « éclectique » en lumières, couleurs, folies et musique.