Un Espagnol, une Estonienne, une Chinoise, un Egyptien et une Française sont sur un bateau. Cela sonne comme le début d’une blague, mais il s’agit en réalité de la petite équipe partie naviguer sur l’océan Pacifique par une belle journée ensoleillée et venteuse à souhait.

La Garfield – Mar

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Long Beach et le port dans lequel nous sommes allés chercher notre bateau.(photo prise avec l’appareil photo de Grete)

N.B. : Rendons à César ce qui appartient à… Bref, cet article est une collaboration entre trois photographes ! Vous avez donc des photos prises par José et Grete en plus des miennes. Chaque source est normalement citée…

La première instruction, c’est de sortir du port posément… Peut-être dois-je vous dire tout d’abord que parmi le groupe, nous étions tous débutants en voile sauf Judy qui est la présidente du club. Aussi, quand il a fallu sortir du port, rien qu’avec le moteur (les voiles repliées donc), la manoeuvre s’est avérée nettement moins simple qu’elle en avait l’air. Ou du moins, nous aurions dû comprendre que notre leader manquait un peu de compétences…

En d’autres termes, après avoir un échangé un regard complice et légèrement alarmé avec Grete, nous avons dû prendre les choses en main : Grete à la barre, moi aux voiles, réunissant nos maigres connaissances pour mener le bateau et empêcher de finir dans le banc de sable, les rochers ou d’envoyer tout le monde à l’eau étant donné cette grande journée venteuse. Un peu de jugeotte et d’observation, une pincée de logique et beaucoup de bon sens, la sortie a été un peu plus stressante que je ne l’avais imaginée….

José a fini par me dire « le fait de vous avoir Grete et toi sur le bateau, je me sens nettement plus en confiance ». Merci, mais je ne suis pas prête de rejouer les capitaines, du moins, pas sans entraînement au préalable. Etre autodidacte, c’est bien, mais sur la terre ferme et pas au milieu de l’océan Pacifique.

Bref, passons sur ces quelques mésaventures (le cordage coincé dans le winch, éviter le banc de sable, etc.), car ce qui transparaît sur nos photos ressemble tout de même à quelque chose de nettement plus joyeux.  Et c’était le cas ! Le voilier offre une énorme liberté malgré l’espace restreint. Et pour cause, j’ai joué les chats en grimpant et explorant partout où je pouvais. Au milieu de l’eau, cette liberté de mouvement est tout à fait incroyable. On peut d’ailleurs observer quelques démonstrations de souplesse sur certaines photos…

Pour prouver que l’expérience n’a pas été (trop) traumatisante, je dois dire que nous avons même le projet de louer un voilier pour faire le tour de Catalina Island au printemps prochain. A condition de réunir une équipe avec plus d’expérience bien entendu. En attendant, on profite de l’océan Pacifique pour se ressourcer un peu : le soleil, le vent et l’air marin en général possèdent ce petit quelque chose qui rend tout le monde plus serein une fois de retour sur le campus…

cof
Retour au port, sains et saufs. Et je n’ai strictement aucune idée sur comment faire les noeuds marins (photo prise par Grete).

N.B. Je pars pour San Francisco aujourd’hui , donc l’Astroniste risque de prendre encore un peu de retard. Néanmoins, je prendrai le temps de raconter et d’expliquer ce qui en ce moment me prend tant de temps… Happy Fall Break !