De Nantes à Poitiers, suite et fin de l’été indien

Sale temps pour les envies de voyages et de sorties. Je viens d’ailleurs de réécrire la phrase précédente qui ressemblait à « Sale temps pour les envies de voyages et de voyages », preuve que ce n’est vraiment pas simple en ce moment. J’ai envie de Bardenas Reales, de Colorado Provençal et de Griffith Observatory. J’ai beau me dire qu’il y a pire, chaque fois qu’un élève au lycée me dit que « ça n’a pas de sens », j’arbore mon plus grand sourire forcé et masqué, mais au fond, je vacille un peu… et la vie continue. Nous pouvons encore sortir, nous rencontrer dans la rue, et au musée, parfois au restaurant, et nous pouvons même encore danser ! Dans cette ambiance de « stand-by », j’essaie de chasser cette pensée que le pire reste à venir même si elle a étonnamment du bon aussi ! Parce oui, si le pire est à venir, autant décomplexer et faire les choses qui comptent vraiment pour nous, non ?

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Changement de rythme à Noirmout’mout

« Si, par le plus grand des hasards, j’étais réveillée à 6h du matin, je viendrai avec toi ». On a tous fait cette blague quand Margaux nous a annoncé qu’elle irait voir le soleil se lever au petit matin. Je ne me souviens plus du mauvais rêve de cette nuit-là, mais j’ai ouvert les yeux et j’ai regardé l’heure en me disant « si ça se trouve… ». Il est six heures. On prend les vélos et on file vers la plage…

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Paris-Rezé-Nantes : préparer les vacances

A l’heure où cet article sera publié, je serai probablement sur les plages de Noirmoutier en bonne compagnie, et en train de profiter de vraies vacances. Par « vraies vacances », je veux dire que les premiers jours de congés sont toujours employés à ne rien faire, ou pas grand-chose, juste pour constater que ce sont les vacances. Cette année est un peu particulière, car Ryan et moi testons le « digital nomad », ou le télétravail en voyage. Je suis toujours en formation et les voyages de cet été ne s’annoncent pas de tout repos… et c’est une excellente chose ! Malgré les jours de rush, cela reste un plaisir d’être active dans des projets qui ont du sens. « La bonne fatigue ». Ainsi, on alterne moments de loisirs et moments studieux… et j’essaie de faire manger Ryan le plus possible pour que sa famille ne le trouve pas trop « déplumé » quand nous serons en Suisse.

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L’ « ère » du temps l’ « ère » de rien ou s’en sortir sans sortir

C’est le 47e jour de confinement officiel. 47 étant un symbole à Pomona College, cela me semble le moment parfait pour publier un nouvel article sur nos vies confinées. Pourtant, les mots n’ont jamais été aussi difficiles à sortir que maintenant. “Ce que l’on conçoit bien s’énonce clairement” (Nicolas Boileau). Cette phrase qui m’accompagne depuis que j’ai commencé à écrire sérieusement pour mon mémoire n’a jamais été aussi juste. Je ne conçois rien. Les pages de mon carnet sont noircies de réflexions, de dates écrites en japonais, de phrases de gratitude journalières (une habitude que j’ai prise à l’automne dernier), de bilans hebdomadaires. Le tout est entrecoupé de listes, de recettes, de cours et d’étoiles. Je me relis avec beaucoup de tendresse : tant de légèreté, d’anecdotes rigolotes, de moments suspendus que je tente de graver tant bien que mal. Parfois, je relis la lutte, l’anxiété et l’incompréhension. Mais il y a toujours de la vie. Et après près d’un mois et demi de confinement, on se rend compte qu’il s’en passe, des choses ! A chaque fin de mois, je fais généralement le point sur ma vie : qu’est-ce que j’ai appris, accompli ? De quoi ai-je besoin pour la suite ? Je me rends compte que j’ai vécu deux fins de mois en confinement et… rien. Rien ne me vient à l’esprit. Ou alors si, une version de moi aimerait vous raconter à quel point tout est étrange et anormal et que ça ne va pas du tout. L’autre version, elle, trouve que tout est normal et habituel, et que ça va très bien. Ainsi, notre nouvelle normalité est bizarre. Notre bizarrerie est normale ?

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Confinement, J – 2 : « je vais mettre le Monbazillac au frigo »

On approche du premier mois de confinement et j’avais envie de revenir sur l’Astroniste pour raconter des histoires. « J’espère que vous vous confinez bien » est en train de rentrer dans le langage courant, et vivre à Paris n’a jamais été aussi agréable. Moins polluée, on n’entend plus les voitures, mais les petits oiseaux qui gazouillent et nous avons même accès à un bout de toit pour déjeuner sous le soleil presque tous les jours. J’essaie d’écrire un peu tous les jours pour tenter de rester dans le moment présent, actuellement « la safe zone » qui permet de ne pas céder à la panique face à l’avenir incertain. Dans le moment présent, j’arrive même à faire des plans pour l’avenir en fait, comme me lancer à corps perdu dans une nouvelle formation, avançant ainsi ma rentrée d’une saison. Pourquoi pas ? En attendant de vous en dire plus, j’ai envie de vous raconter un peu les jours qui ont précédé l’annonce du confinement, alors que j’étais encore à Nantes, mais aussi déjà un peu à Paris…

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S’aimer à Paris, manger à Nantes

Cela fait trois ans et demi que je tiens ce blog et l’Astroniste n’a jamais connu de pause aussi longue ! Avec un nouveau grand projet dans les pattes qui occupe tout mon temps libre, j’ai dû mettre de côté pas mal de choses. Le blog étant un des derniers sur liste des choses auxquelles je voulais bien renoncer pour un temps, je vous laisse imaginer à quel point c’est le bazar. C’est un bazar passionnant certes, mais je me rends compte que même en faisant des choses passionnantes au quotidien, en faisant des rencontres formidables, j’ai besoin de mes « rituels » à côté pour profiter de ces moments magiques. Alors tout doucement, je me remets en mouvement : voyager, explorer, écrire, étudier, pratiquer une langue étrangère, jouer du piano, tester quelque chose nouveau, faire du sport, s’étirer en regardant une série et danser, toujours danser. Peu importe du moment qu’on bouge et qu’on crée.

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« Festins Chinois, une exposition qui ne manque pas de piquant »

Manger pour travailler, ou travailler pour manger ? Après avoir vécu sur deux continents et en côtoyant un troisième de très près, je peux vous affirmer que les gastronomies du monde est un sujet de conversation intarissable et des anecdotes, j’en ai à la pelle !  La première fois que j’ai mangé mon hamburger à la cantine d’Oldenborg, les Américains m’ont regardé avec des yeux ronds (« tu manges ça avec des couverts, vraiment ? »). Un Japonais s’est moqué de la manière dont je tenais mes baguettes, et c’est là que j’ai découvert la richesse des formes de ces ustensiles et de leurs utilisations. Les Français sont les seuls à manger et à parler de nourriture en même temps. Il ne faut pas oublier de préciser « sans glaçons » lorsque l’on commande un verre d’eau aux Etats-Unis, car autrement, on nous ramène systématiquement un verre de glaçons.

Après l’exposition « Disgusting Food Museum » à la HAB Galerie, voilà une nouvelle exposition culinaire à Nantes, tout aussi voyageuse, mais cette fois, plus appétissante !

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Stormy (Weather), ou les histoires félines et tempêtueuses de l’automne

« C’est mon chat et elle s’appelle Stormy. »

« Stormy, comme l’actrice porno ?? »

« Euh non, comme Stormy Weather,  ou Stormy, la petite soeur toute frisée de Pusheen… »

Depuis la rentrée, les semaines sont rythmées par les festivals de danse, les rallyes danse les grands projets, un nouveau travail (en plus du premier) et les miaulements chaque matin de Stormy pour qui « réveil-matin » signifie « levez-vous maintenant et pas dans cinq minutes ! ». L’automne n’est pas de tout repos et j’ai rarement connu autant de stress. Néanmoins, le quotidien reste aussi rempli de moments joyeux, tendres, et de temps passés à ne rien faire (ou presque). Heureusement ! Alors faisons un petit tour parmi ces souvenirs où l’on a pris le temps de prendre le temps.

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Toulouse Fusion w-e : une péniche dans la ville rose (2/2)

Lundi 22 juillet 2019, 17h49, quelque part en Toulouse et Nantes.

Pour l’Apollo Day, j’ai l’impression d’avoir côtoyé de près les étoiles avec ce week-end de danse fusion dans ville rose et de l’espace. En octobre 2017, je faisais mes premiers pas de fusion à San Francisco. Nous voulions danser et sur les conseils de copains danseurs, nous avions atterri à Shades of Blues où j’ai eu mon premier cours de blues avec Alex et José. Surprise, la musique n’est pas du blues. Un peu (complètement) perdue, je fais appel à mes sensations de tango : je suivrai mon danseur jusqu’au bout du monde et avec le sourire s’il vous plaît. Je me souviendrai toujours de ce danseur aux lèvres peintes de bleu* et de cet air de Brika. J’étais fascinée et je voulais jouer avec l’énergie qu’il créait. Plus tard, dans la soirée, Alex (grande débutante qui a pourtant dansé toute la soirée !) me présente la bande des Alex, danseurs de break, et croisements entre humains et papillons je crois. Au printemps suivant, à Los Angeles, je danserai d’ailleurs avec un parfait inconnu avant de m’exclamer « wait, are you an Alex? » en voyant apparaître les papillons dans ses mouvements.

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Suivre les papillons et mettre de la couleur dans sa vie

Ça y est, je suis à l’heure d’été. Passage paisible avec sas de décompression tout en douceur avant de repartir à l’aventure à Toulouse, dans l’Est de l’Europe et sur l’Île de Ré. J’ai rangé, nettoyé, créé et extériorisé toutes les incertitudes emmagasinées ces dernières semaines pour partir en voyage l’esprit léger comme un papillon. Ceci est un article de transition entre une fin de semestre colorée avant de s’envoler à nouveau vers des contrées inconnues (et j’espère pleines de papillons).

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