L’ « ère » du temps l’ « ère » de rien ou s’en sortir sans sortir

C’est le 47e jour de confinement officiel. 47 étant un symbole à Pomona College, cela me semble le moment parfait pour publier un nouvel article sur nos vies confinées. Pourtant, les mots n’ont jamais été aussi difficiles à sortir que maintenant. “Ce que l’on conçoit bien s’énonce clairement” (Nicolas Boileau). Cette phrase qui m’accompagne depuis que j’ai commencé à écrire sérieusement pour mon mémoire n’a jamais été aussi juste. Je ne conçois rien. Les pages de mon carnet sont noircies de réflexions, de dates écrites en japonais, de phrases de gratitude journalières (une habitude que j’ai prise à l’automne dernier), de bilans hebdomadaires. Le tout est entrecoupé de listes, de recettes, de cours et d’étoiles. Je me relis avec beaucoup de tendresse : tant de légèreté, d’anecdotes rigolotes, de moments suspendus que je tente de graver tant bien que mal. Parfois, je relis la lutte, l’anxiété et l’incompréhension. Mais il y a toujours de la vie. Et après près d’un mois et demi de confinement, on se rend compte qu’il s’en passe, des choses ! A chaque fin de mois, je fais généralement le point sur ma vie : qu’est-ce que j’ai appris, accompli ? De quoi ai-je besoin pour la suite ? Je me rends compte que j’ai vécu deux fins de mois en confinement et… rien. Rien ne me vient à l’esprit. Ou alors si, une version de moi aimerait vous raconter à quel point tout est étrange et anormal et que ça ne va pas du tout. L’autre version, elle, trouve que tout est normal et habituel, et que ça va très bien. Ainsi, notre nouvelle normalité est bizarre. Notre bizarrerie est normale ?

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Nostalgie printanière en instantanés et couronnes de fleurs

Des étudiants américains arrivés et aussitôt repartis, quelques instantanés pour figer un anniversaire, une visite d’Ariane à Nantes pour faire des couronnes de pâquerettes, la découverte de jardins aux allures de gravures du 19e siècle,… Les deux tiers du printemps sont passés tellement vite même si j’en garde des souvenirs de lenteur et de flânerie. Un avant-goût de l’été ?

Molly With Charles – Strawberry (que j’écoute en boucle et qui me rappelle un peu les printemps californiens)

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« Not all those who wander are lost » : Un hiver tout en couleurs et nuances de blues

On approche dangereusement du printemps en prenant une grande longueur d’avance sur les chaudes températures et en écourtant tristement la saison des raclettes. Laissons toutefois le pamphlet écologique et parlons plutôt de ces belles expériences de ce début d’année. Je ressens encore les répercussions de mes retours en France (celui du mois de mai et celui du mois de janvier) et en même temps, j’ai l’impression que cette étrange période de transition commence à s’achever pour laisser place à un véritable nouveau chapitre de ma vie. Vous me suivez ? Si oui, je vous emmène dans un bel article-patchwork des dernières aventures. Sinon, venez quand même vous perdre dans ce joyeux bazar plein de couleurs !

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The Beginner’s Guide to Oldenborg: « La Vie en Rose » (1/2)

Tout un semestre d’événements à Pomona, et tout particulièrement à Oldenborg se trouve dans cet article. A l’heure où j’écris, je ne me rappelle pas des dates exactes, mais il doit bien rester quelques anecdotes amusantes à raconter…

La Vie en Rose d’Edith Piaf n’aura jamais été aussi présente dans ma vie que ce semestre, ici la version de Duo Gadjo qui passait pendant une de nos soirées dansantes en blues…

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Faire le tour du monde 47 fois

Depuis le mois d’août, j’ai pris l’avion vingt fois. Moi qui étais terrifiée à l’idée de voler depuis quelques années, c’est un exploit. Je suis actuellement à Tallinn, en Estonie, et pour le moment, je ne profite pas beaucoup de la ville du fait d’une sensation de « déphasage intense » qui me poursuit depuis deux jours. Après avoir visité les Etats-Unis en large et en travers (littéralement ! De Los Angeles jusqu’à Boston…), avoir vu d’autres pays et même un autre continent dans un rythme assez soutenu, mon esprit et mon corps semblent avoir compris que l’été est sur le point de revenir…

En musique avec de la bossa nova qui allait très bien avec l’humeur du moment…

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