« Sur l’Erdre, voguent petits et grands bateaux » et autres histoires de canards, de jardinage et de cité médiévale

Comme d’habitude, j’ai toujours un temps de retard dans la narration de mes histoires. Ma consommation de mouchoirs n’a pas baissé : quand ce n’est pas le pollen, ce sont les larmes, et quand ce ne sont pas les larmes, c’est un rhume carabiné digne d’un mois de janvier. Alors j’ai ressorti les bottes et les promenades sur l’Erdre ou au bord de la mer ne sont qu’un vague souvenir, sans mauvais jeu de mots. Vivement le retour du soleil…

FKJ & Tom Misch – Losing my way

« Vous voulez faire du bateau aujourd’hui ? ». Justine lève les yeux de son écran et nous regarde, Nathan et moi. « On va manger une glace d’abord ? » Nathan prétend déjà tout connaître de Nantes, mais n’a jamais mis les pieds à la Fraiseraie, célèbre glacier de la ville. C’est chose faite maintenant, que tout le monde se rassure.

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Sur l’Erdre, on fait des vagues pour amuser (ou faire peur) aux canoës.

Nous rejoignons Guilhem, Tam et Théo sur un petit bateau électrique, prêts pour une jolie balade sur l’Erdre. Cidre, bière, noix de cajou et pâtisseries japonaises : on se demande pourquoi nous n’avons jamais eu l’idée de faire un pique-nique sur l’Erdre plus tôt dans notre vie.

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On voit les péniches d’un oeil neuf : certaines sont vraiment originales dans leur décoration.
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Guilhem, capitaine ou pilote-en-chef.
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L’Erdre, encore ? Cette fois, le bateau est un peu plus grand puisqu’il s’agit d’un de ceux que vous voyez au premier plan. Pour le dîner d’adieux avec les étudiants américains, IES a réservé un dîner-croisière (une croisière-dîner ?) sur l’Erdre…
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Dernière photo de groupe avec toute la promotion de ce semestre et les collègues (à droite).
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Pierre a faim.

Une voix commente notre promenade sur l’eau, mais nous n’entendons rien dans le brouhaha de notre groupe d’Américains. Petite pensée pour les amoureux qui espéraient (peut-être) profiter d’un dîner en tête-à-tête au calme. Heureusement, il y a aussi ce duo de musiciens qui reprend des chansons pop pour accompagner les rires et les larmes de notre joyeuse troupe un peu bruyante. Les étudiants sont à fleur de peau : les examens sont à peine finis et il est déjà temps de se dire au revoir donc ces retrouvailles tous ensemble ont aussi un goût de « c’est fini »…

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Temps maussade et en même temps, voir la pluie, bien au chaud et à l’abri sur l’eau, c’est plutôt joli…
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 Ce semestre aura été étonnant, car c’est la première fois que nous avons des étudiants aussi… autonomes ! Enfin, dernière surprise, ils ont envahi la scène sur le bateau et assuré le spectacle dansant. Selon IES, on n’avait jamais vu ça en 15 ans ! On fait le retour sur un air de Julien Doré, qui m’a toujours fait rire avec ses chansons oscillant entre le spleen blasé, l’artiste torturé, et le kitsch parisien. Léger et mélancolique, ça allait bien avec notre groupe.

Les photos ci-dessus ont été prises par Tumbao Pix Photography.

Le semestre à IES terminé, je profite des long week-ends de mai pour aller danser. Armée d’une bande de copains, nous sommes allés à Toulouse pour le West Duck Swing, un festival de west coast swing sur le thème des… canards. Pour l’anecdote, le duck est une figure en danse et le canard est une spécialité de la région toulousaine. En rentrant, à chaque fois que je fermais les yeux, je voyais des canards jaunes défiler sous mes paupières. Néanmoins, l’ambiance chaleureuse, festive et détendue a de quoi dérider même les plus réticents d’entre nous. J’avais trouvé le Westy Nantes en avril un peu guindé et froid : j’ai retrouvé une communauté de danseurs comme je les aime grâce au West Duck Swing. Vendredi, je trouvais les canards mignons et un peu kitsch, samedi, j’adhérais totalement au concept et agitais joyeusement mon canard (qui fait des bulles et fait coin-coin) avec les autres danseurs.

J’ai eu le plaisir de reprendre des cours avec Torri et Maxime (Torri sait vraiment jouer avec le piano ! Et ce n’est que de l’improvisation). J’ai aussi pris pour la première fois un cours avec un couple que j’avais vraiment envie de rencontrer : Emeline et Jakub,   qui m’ont complètement charmée avec leur approche du mouvement en pleine conscience. En résumé, j’ai déjà prévu d’y retourner l’année prochaine, avec j’espère la même bande !

De retour à Nantes et ses environs, j’en ai aussi profité pour passer du temps dans mes coins préférés tels que Guérande ou Le Croisic. Alex découvrait pour la première fois ces endroits-là, et nous avons prévu de passer plus de temps au bord de la mer à l’avenir et de retourner à Guérande pour les fêtes médiévales. Quelqu’un a envie d’hydromel, d’hypocras ou d’épices anciennes ?

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Justine, Alex et Nathan : ils font vraiment trio de choc.
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Une rue dédiée à Alex.
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Justine m’en voudra peut-être de publier ce portrait d’elle, mais je le trouve vraiment très beau.

La crêperie est un détour obligé à Guérande, après avoir toutefois hésité avec un fish’n’chips. On s’arrête finalement au Roc Maria, qui est probablement une des meilleures crêperies de la ville.

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J’apprécie vraiment qu’on laisse pousser la nature sur le bord des routes, les murs. 

Après Guérande, nous sommes allés au Croisic (dont je n’ai pas de photo, car trop obnubilée par ma glace à la myrtille). Entre les deux, nous avons aussi escaladé cette butte verte située à l’extérieur de la cité. J’ignore encore pourquoi nous nous sommes dits que c’était une bonne idée, mais cela nous a valu une bonne tranche de rigolade…

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De retour à l’appartement, je suis toujours autant émerveillée par le paysage qui s’offre du haut du quinzième étage. Ce jour-là, je crois que j’avais vraiment aimé la pluie qui tombe malgré le ciel extrêmement lumineux.

Ni Alex, ni Justine, ni moi sommes des pros du jardinage même si nous aimons toutes les plantes et les légumes. C’est donc une année particulièrement expérimentale et plutôt fructueuse ! Nous avons une dizaine de plants de tomates qui ont envahi la loggia et qu’on essaie de gérer tant bien que mal à l’aide de tuteurs. Nous ne savons plus trop quoi faire de nos radis que nous avons serrés comme des sardines. On se sert à volonté dans le persil et la ciboulette. Une salade n’attend qu’à être mangée. Malgré quelques ratés (par exemple, j’ai réussi à tuer un lierre…), c’est toujours un vrai bonheur de regarder les plantes pousser.

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C’est une fois passée cette étape que nous nous sommes dits qu’il était vraiment temps d’investir dans de vrais tuteurs…
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La courge butternut fait entendre parler d’elle. D’une simple graine plantée dans un verre à shooter (c’est le moment où les gens rigolent), nous avons obtenu cette jolie plante et plus encore…
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Nous avons effectivement un début de courge, qui je pense, ne poussera pas plus à moins de la rempoter dans un pot un million de fois plus grand. Néanmoins, nous sommes maintenant toutes d’accord sur le fait qu’elle est vraiment trop mignonne…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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