Deuxième volet sur l’édition 2017 du VAN, quoique aujourd’hui, on s’éloigne un peu du tumulte du centre-ville pour aller faire un tour à Trentemoult et sur l’Île de Nantes, côté Quai des Antilles !

« En fait, Nantes, c’est toi Marina ! » Maÿlis m’étonne toujours lorsqu’elle sort une petite phrase dans une conversation, et qui signifie pourtant de grandes choses, de très grandes choses qui vont creuser doucement leur chemin dans mon esprit. En réalisant cet article, je me suis encore rendu compte à quel point Nantes est éclectique, est capable d’être tout et n’importe quoi et malgré cela, d’exister avec sa propre identité.

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Pour le prix d’un ticket de bus, on peut prendre le Navibus et traverser la Loire en direction de Trentemoult : magique.
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Ador & Semor, Trafic : une oeuvre qu’on ne peut apercevoir qu’en passant devant en bateau ou en étant sur la rive opposée.
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Au loin, Trentemoult, reconnaissable à ses petites maisons colorées.
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Encore une phrase bien nantaise.

Nous marchons sans but particulier, de surprise en surprise, nous demandant parfois si nous n’allons pas entrer dans une propriété privée tellement l’ambiance semble intime et un peu secrète. Les habitants semblent jouer le jeu en créant des jardins très irréguliers et à l’aspect un peu sauvage. Il n’y a pas un chat (ou alors juste sous la forme d’un graffiti).

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S’il n’y avait pas eu la ville à l’horizon, nous nous serions cru au bord de la mer.

Après avoir déjeuné dans un restaurant et dévoré nos moules-frites (on se croirait vraiment au bord de la mer !), nous avons repris le Navibus et pris la direction du Quai des Antilles avec l’objectif de faire de la chasse à l’éléphant.

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Encore des chats sur les murs.
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L’Eléphant des Machines de l’Île n’est plus à présenter.
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La paupière s’ouvre et se referme sur cet oeil qui donne encore plus l’impression que cette machine est vivante.

Nous nous sommes offert une régression vers l’enfance avec un tour de manège dans le Carrousel des Mondes Marins. C’est toujours difficile de choisir quelle sera l’attraction du moment. Maÿlis et moi jetons notre dévolu sur un petit bateau balloté par les vagues, le vent, et crachant de la vapeur à tout-va. Heureusement, Jérémy est arrivé avec son propre bateau pour venir nous sauver !

On se remet de nos émotions en allant manger une glace à la célèbre Fraiseraie, et en allant sauter dans des cratères lunaires. Detroit Architectes et Bruno Peinado ont effectivement créé une installation nommée « On va marcher sur la Lune » dans le cadre du VAN : il s’agit de petits trampolines installés dans des cratères. Ca brille et ça rebondit, bref, on adore.

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La photo prise au bon moment avec un des Anneaux de Daniel Buren et un Navibus.
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Daniel Dewar et Grégory Gicquel présentent Le Nu et la Roche, une exposition à la HAB galerie avec des sculptures en marbre, en dolérite, et en granit qui m’ont laissée…de marbre (oh je suis sûre que plusieurs ont fait cette blague avant moi). En revanche, sur cette image, deux visiteurs semblent particulièrement inspirés par ces oeuvres : Jérémy inventait une histoire particulièrement loufoque à propos d’une des sculptures.

Notre ticket pour le carrousel intégrait une visite des Ateliers des Machines de l’Île. Je n’ai pris aucune photo, respectant le secret qui entoure le travail des artistes et artisans de ces ateliers. Néanmoins, c’est peut-être la troisième fois que j’y retourne et à chaque fois, je me retrouve plongée dans un état d’euphorie en pensant que certains projets sont sur le point de voir le jour. L’Arbre aux Hérons, notamment, va être tout à fait incroyable !

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Encore une fantaisie du Voyage à Nantes avec ces drôles de tables de ping-pong qui me font penser à l’inventivité de certains mini-golfs.

On termine cette journée par une visite du Mémorial de l’Abolition de l’Esclavage, un lieu de mémoire assez récent (quelques années tout au plus) : je le trouve assez bouleversant dans sa muséographie, cependant, il était bien trop fréquenté et bruyant lorsque nous y étions. Néanmoins, cette visite contrebalance la légèreté de la journée sans être trop pesante… Il est temps de retourner à Basse-Goulaine, et je vous présenterai notre dernière journée dans le prochain article !