Fêtons le centième article sur l’Astroniste avec de l’art ! Entre les préparatifs pour le nouveau départ aux Etats-Unis et la réinstallation dans mon appartement rose à Pomona College, je n’ai pas eu beaucoup de temps pour écrire. Alors, même si je me trouve actuellement sur le sol américain, l’Astroniste va se concentrer sur ce qu’il s’est passé de l’autre côté de l’Atlantique quelques articles durant…

Gabin – Pretty Please

Nous voilà donc au Musée des Beaux-arts d’Angers, pratiquement désert quand nous l’avons visité, à moins que le parcours labyrinthique dans lequel on s’est perdus avec grand plaisir offrait un environnement particulièrement calme. L’exposition temporaire porte sur le célèbre sculpteur de la ville, David d’Angers (1788-1856), et s’intitule « Le Chemin du Romantisme… David d’Angers et l’Allemagne ». Bref, un thème qui me plaît beaucoup…

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David d’Angers est parti avec Victor Pavie faire un voyage en Allemagne dans le seul but de rencontrer la célèbre figure de Goethe !
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Cela a donné un buste de Goethe sculpté par David d’Angers, réalisé entre 1829 et 1831. C’est amusant car d’après les dires du sculpteur, il y aurait eu une grande connivence entre eux deux or, les commentaires qui accompagnent l’oeuvre invitent à prendre un peu de recul. Vraisembablement, ce qui était considéré comme une fusion intellectuelle n’aurait été que les conséquences d’une bonne éducation et de manières polies apprises par l’écrivain allemand plutôt que d’un véritable coup de coeur. Cela donne une image marrante de David d’Angers du coup.
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Petit aperçu d’une des salles du musées, la plus sobre en termes de couleurs des murs ! Comme pour l’ancien musée des beaux-arts de Nantes, on a vu des aplats de couleur assez audacieux.

Le musée des Beaux-arts d’Angers n’a rien à envier aux musées de plus grosses villes : la collection est très belle et variée, et je me souviens d’y avoir pioché pas mal d’oeuvres à donner en commentaire d’oeuvre à mes étudiants d’histoire de l’art. Tout comme à Nantes, la muséographie est assez originale, quoique peut-être parfois un peu trop. Il me semble vous avoir déjà décrit à quel point j’aimais les cimaises aux couleurs chatoyantes et osées. Or, je suis entrée dans une pièce rouge vif qui m’a rendue un peu malade et qui en en sortant, m’a fait voir du vert un peu partout pendant quelques minutes.

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Revenons dans un décor plus sobre, parfait pour l’aile consacrée à l’art contemporain. Jérémy devant des oeuvres de Morellet, un de mes artistes préférés (même si je n’ai jamais su trop dire pourquoi).

D’ailleurs, du Morellet, en veux-tu en voilà. La collection dédiée à l’art contemporain est assez sobre et pour le coup assez reposante. Après avoir vu rouge, c’est bon de revenir vers quelque chose de plus serein.

Une autre chose que j’ai beaucoup apprécié est la mise en valeur d’artistes « locaux ». Mettre l’accent dessus renforce considérablement l’identité d’une ville. Petit à petit, comme pour Nantes, je me crée ma propre image romanesque d’Angers…

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Encore une restauration très récente du musée : Niki de Saint Phalle, L’arbre-serpent, sculpture-fontaine, 1992. Elle se trouve encore plus mise en valeur sous ce ciel couvert. Lorsque mon ami Guillaume est venu nous rendre visite, nous nous sommes promenés dans les alentours : « Oh, c’est une école, ici ? ». Eh bien, euh…