Traversée express de la Corse (2/4) : découverte du désert des Agriates

Depuis Bastia, il est possible de rejoindre la côte Ouest de la Corse pour un des sites les plus populaires de l’île : le désert des Agriates. Nous avons rejoint Saint-Florent en voiture, en traversant les montagnes (ah la conduite corse ! Par je-ne-sais quel miracle, nous sommes encore vivantes pour témoigner) puis à partir de là, il n’est pas possible de continuer en voiture. Trois options possibles : le bateau, la marche le long de la côte, ou le quad (ou 4×4) à travers le désert. Initialement, nous pensions prendre bateau pour rejoindre la plage de la Saleccia puis revenir à pied à Saint-Florent en passant par la plage du Lotu. La compagnie de bateau était malheureusement fermée. Anecdote rigolote, la compagnie m’a rappelée trois semaines plus tard en me disant « bonjour, c’est le Popeye, vous nous avez appelé ? » et j’étais incapable de me souvenir de quoi il s’agissait. « Euh, je n’ai pas appelé de restaurant ». Bref. Où en étais-je ? Ah oui, Saint-Florent, pas de bateau. En conséquence, nous avons fait une remise en jambe très correcte pour un post-confinement avec cette petite randonnée d’environ sept heures…

Daniel Caesar – Neu Roses (Transgressor’s Song)

Ville de Saint-Florent
Vue sur Saint-Florent depuis la plage de la Roya, c’est notre point de départ.
Justine sur un sentier de randonnée à côté d'une immense plante.
Ces énormes plantes sont vraiment insolites au bord de l’eau. La transition entre le végétal du désert et la mer est assez abrupte !
Une méduse violette échouée sur un rocher
Rencontre avec les locaux, pas en forme, mais d’une jolie couleur.

La végétation est très curieuse avec ces immenses aloés (sont-ce des aloés ?) à côté desquels pose Justine (pour servir d’échelle _cette plante mesure deux Justines). Alors que nous longeons la côte avec parfois les pieds dans l’eau, sur notre droite ce sont les montagnes du désert des Agriates qui nous tiennent compagnie. C’est un peu comme à Claremont comme en Californie, alors je me sens étrangement en sécurité même lorsque l’on se perd un peu.

Maison luxueuse cachée dans la végétation
On croise de luxueuses demeures au bord de l’eau. Celle ci-dessus est complètement cachée par la végétation, ce qui doit être assez rafraîchissant en été…
Paysage du désert des Agriates
Bon, et puis la couleur de l’eau, sans commentaire.
Carte de la randonnée dans le désert des Agriates
La carte et ses sauts de puces, ou plutôt de kangourous étant donné la distance entre chaque borne. Nous voulions aller jusqu’à la plage de la Saleccia, mais cela prenait trop de temps alors nous avons jeté notre dévolu sur la plage du Lotu (qui reste une des plus belles plages du désert selon les dires des Corses).

Encore une fois, je tombe sur un désert très riche et vivant. Ce sont des zones tellement étonnantes, car dans un milieu aussi hostile, on s’imagine souvent quelque chose de terne ou de mort. La végétation de toutes les couleurs pousse comme elle peut, les animaux s’adaptent aussi et moi, je m’enivre du parfum du jasmin…

Paysage du désert des Agriates
Un de mes endroits préférés de cette randonné, car si coloré !
Paysage du désert des Agriates
Quelquefois, Justine et moi tombons sur de jolis endroits… sans sentiers balisés. Je n’aime pas trop les randonnées qui font un aller-retour (je préfère les boucles !) : ce jour-là, c’était un aller-retour, mais puisque nous nous sommes souvent perdues, la randonnée avait un goût de boucle. Contre mauvaise fortune, bon coeur…
Paysage du désert des Agriates
De la roche lumineuse, du sable clair, de l’eau transparente et des montagnes. Je me sens privilégiée d’avoir le droit de parcourir ces paysages avec aussi peu de touristes autour de nous.
Justine sur un rocher au bord de l'eau
Quelques personnes posées sur des rochers nous indiquent le chemin à suivre pour rejoindre le sentier : « là il faut sauter ». Et dire que la randonnée était indiquée facile, « pour des enfants » ! Je dois avouer que j’aime malgré tout avoir ce genre d’obstacles qui rendent les sentiers plus ludiques.

Ci-dessus la tour Génoise de la Mortella, que j’ai adorablement écorché en « Tour de la Mortadelle ».

Justine sur la plage du Lotu
Enfin, après un peu plus de trois heures de marche, nous nous retrouvons à la plage du Lotu.
La plage du Lotu
Nous sommes seules au monde (ou presque), il y a un vent fou et il est quasiment impossible de se baigner. Mes chevilles brûlent dans l’eau froide. Tant pis, la baignade sera pour une prochaine fois ! Nous pique-niquons sur la plage avant de reprendre la route du retour. La plage est magnifique, mais je suis plus à l’aise sur les sentiers où il y a un peu plus de vert et où l’on est un peu plus à l’abri du vent.
Justine sur le sentier du désert des Agriates
Dans l’après-midi, le vent est plus fort, les couleurs du paysage changent aussi : l’eau semble plus foncée, les verts des végétaux, un peu plus brillants. On sent qu’en plein été, le soleil ne pardonne rien. Il y a très peu d’ombre, aucun point d’eau potable et même si le chemin a relativement peu de dénivelé, il faut s’équiper correctement et avoir assez d’eau (comme pour n’importe quelle randonnée !).

Ci-dessus, je m’attarde un peu sur les détails : un rocher offrant un cadre sur la mer, des feuilles encourageantes en forme de coeur.

Un groupe de randonneuses traverse une rivière
On se mouille les pieds à l’aller, et on refait la même chose au retour : juste de quoi se rafraîchir pendant une longue randonnée.
Deux randonneurs dans l'eau
Certains aiment tellement l’eau qu’ils poursuivent leur randonnée dans l’eau un peu plus longtemps. N’étant pas très grande, je me cantonne au sentier classique.
Deux pots de glace de la Gelateria de Saint-florent
De retour à Saint-Florent, on prends un goûter chez le meilleur glacier de la ville (gardons les bonnes habitudes !). Ce glacier propose des parfums originaux dits « corses » et je me laisse tenter par la mandarine confite et de la rose. Un délice !
Justine fait la planche dans la piscine
Au chalet de Lucciana, l’eau de la piscine s’est un peu réchauffée alors on pique une tête et on joue au ballon.

Ah ce chat ! Très heureuse de faire connaissance avec les félins du coin, je laisse rentrer le chat à l’intérieur du chalet. Je n’aurais pas dû. Un vrai pot-de-colle ! Il était tellement heureux d’avoir des câlins qu’il s’est mis à « pattouner » sans ménagement sur Justine, se levant et se laissant tomber à nouveau comme un bienheureux sur le lit. Du pétrissage de compétition, et je ne vous parle même pas de la bave de chat-paud. On voit d’ailleurs les traces sur le legging de Justine…

Dans la nuit, alors que nous avions remis le chat dehors, ce dernier s’est faufilé dans notre chalet lorsque la porte s’est ouverte toute seule et a commencé à faire claquer le paillasson à cinq heures du matin en « pattounant » dessus. Cela a été à la fois une frayeur et un soulagement, car comment aurait-on réagi si le chat avait directement sauté sur notre lit pendant que l’on dormait ?

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