Ouvrir grand ses oreilles au Château des Ducs de Bretagne : des forêts et du rock

Les expositions qui ont lieu au Château des Ducs de Bretagne sont toujours des valeurs sûres. Je me souviens encore de celle sur les Samouraïs que j’avais même visitée plusieurs fois. Ainsi, lorsqu’une nouvelle exposition est annoncée au Château, j’y vais les yeux fermés. Cela tombe bien, car les deux expositions qui ont lieu actuellement, Amazonie : Le Chamane et la Pensée de la Forêt et Rock ! Une Histoire Nantaise invitent autant à écouter qu’à regarder.

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Exposition aux cimaises recouvertes de photographies de la forêt amazonienne en noir et blanc.
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Nous suivons Justine, dont la silhouette et la coiffure sont reconnaissables de loin !

Un message à l’entrée de l’exposition nous explique que nos yeux s’habitueront à l’obscurité, nécessaire à la bonne conservation des objets exposés. Le décor est en noir et blanc, et la vidéo qui nous sert d’introduction montre également des images d’archives  en noir et blanc. La voix un peu surannée donne l’impression d’être en train d’écouter une description dans un vieux cartoon.  Je m’attendais à une immersion dans des nappes de vert, mais il n’en est rien. C’est un cartel situé à l’étage suivant qui me permettra d’interpréter ce parti pris à ma guise. Dans la forêt amazonienne, le sens qui prime, c’est l’ouïe, contrairement en Occident où nous sommes plutôt gouvernés par la vue et le toucher.

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Encore des images en noir et blanc avec ces portraits captivants. Photographies par René Fuerst (à gauche, Femme du Chef, Yanomami, 1969, et à droite, Vieille Femme, Yanomami, 1969)
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Photographie de Daniel Schoepf, Episéu en compagnie de son oiseau-gardien confectionnant un hamac, 1970.

Entre deux étages, on profite du photobooth pour prendre la pose et partager nos messages écolos…

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Le numérique peut être un outil vraiment intéressant dans les musées à condition qu’il soit utilisé à bon escient comme c’est le cas ici. Un écran accompagné d’écouteurs permet de sélectionner un instrument de musique et d’en écouter la texture. Justine compare une flûte à une contrebasse, j’ai l’impression d’entendre des insectes de soirs d’été en Provence, mais plusieurs octaves plus bas. C’est drôle comme on recherche la comparaison avec d’autres choses qui nous seraient plus familières.

Au deuxième étage, on pénètre dans une salle sombre à l’atmosphère sonore prenante : les sons de la forêt amazonienne. Un cartel indique que des contes sonores se lancent à intervalles réguliers. Je commençais déjà à me sentir un peu bizarre dans cette salle et je m’étais dit que cela devait être dû à l’obscurité, au froid à l’intérieur, à la forte chaleur dehors, etc. Lorsque le conte sonore a démarré, les instruments et les chants me donnaient l’impression d’avoir envahi tout l’espace mental que j’avais de disponible : impossible de me concentrer, de lire les cartels, de savoir où j’allais. J’ai déambulé parmi la multitude d’objets colorés et je n’ai de souvenirs de ce bout de visite que des images de plumes multicolores.

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Une installation de Gisela Motta et Leandro Lima, Amoahiki, 2008.
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Certaines oeuvres présentées me donnent une impression de déjà-vu. Il s’avère qu’elles proviennent effectivement du Musée d’Ethnographie de Genève, ville que j’ai visité il y a maintenant plusieurs années et à laquelle je n’avais pas trop accroché sauf pour ses musées.
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Masque Olok-Apo porté par les jeunes hommes lors du rite de passage à l’âge adulte (Brésil, Etat du Parà, Haut Rio Paru, Wayana, 1960.) Un peu plus tôt dans l’exposition, je crois qu’on voyait cette oeuvre dans la vidéo en noir et blanc. C’est tout drôle de voir l’objet en couleurs un peu plus loin dans la visite.
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Les ombres jouent avec notre imagination : je vois des silhouettes qui s’animent.
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Toujours en Amazonie ? Pas vraiment.
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Un étage plus haut, nous sommes de retour à Nantes avec une toute nouvelle ambiance sonore, bien loin de celle de la forêt amazonienne.
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Muséographie au top, comme nous l’habitue maintenant le musée du Château.

Justine et moi commençons la visite par la fin : on a dû être un peu désorientée par notre visite dans la « forêt ». On s’enthousiasme : « ah mais je connais ce groupe ! », « ah mais ça fait hyper longtemps que je n’ai pas écouté ce groupe », « je les ai vus en concert !! ». Sauf que plus on avance dans l’exposition, plus on remonte dans la chronologie et plus on se sent perdues. « Euh, tel groupe, jamais entendu parler. » Néanmoins, on a bien compris que la scène rock à Nantes était plutôt foisonnante et ce, depuis longtemps !

Un petit studio de musique a été installé avec plusieurs guitares et une batterie. J’entre dedans pour découvrir un petit blondinet portant des lunettes de soleil et s’extasiant joyeusement sur la batterie (heureusement ?) électronique. C’est bon, la relève est assurée.

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« Allô ? Philippe Katerine ? » Des téléphones sont disséminés tout au long de la visite et permettent d’écouter un entretien radio avec un artiste.
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Des chambres de musiciens ont été reconstituées. Justine et moi aimons particulièrement celle-ci pour le papier peint.

Pour clore notre virée au château, direction la Boîte à Meuh pour un yaourt glacé personnalisé. J’en rêvais depuis un moment !

 

 

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