Après quelques semaines de pause (deux mois en fait !), me voilà de retour sur le blog qui ne sera pas abandonné, même si mon aventure californienne est terminée. Il y a tant de choses à faire à Nantes et ailleurs, et vous verrez aussi que Claremont n’est jamais loin. J’espère pouvoir retrouver bientôt un semblant de routine, car l’été a été mouvementé. Beaucoup de cuisine, de soleil, de tartes, de joie, d’aventures, de cousins et de jazz. Donc un été mouvementé dans le bon sens, même si le début l’automne a été aussi synonyme de mal du pays. Imaginez une Française ayant le mal de son propre pays. Ironique, non ?

Zuco 103 – Jussara

 

Un gâteau par semaine ou presque. Parfois plus. J’alterne entre essais culinaires professionnels et pâtisserie pour le plaisir, les deux pouvant parfois se recouper. Avec plus ou moins de réussite esthétique.

L’été a été aussi le moment de découvrir la scène dansante nantaise. J’ai participé à quelques stages de danse, suis allée danser sur le bord de la Loire et fait de belles rencontres. Le blues et la fusion me manquent énormément et mon corps me rappelle parfois durement que je n’ai pas rempli le quota d’heures de danse hebdomadaire requis, mais je prends doucement mes marques !

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Avec Flavie, sous l’oeil attentif du chat pour un déjeuner au soleil. On dirait que cette photo a été prise à une autre époque.

Chaque nouvelle habitude à prendre ou reprendre demande un effort. Nouvelle vie, nouveau pays, nouvel appartement, nouveaux jobs, nouvelles études. C’est beaucoup pour un seul être humain. Mais j’essaie de philosopher : « pour éviter le burn-out : une chose… après l’autre », dit ma tante. Je répète ce leitmotiv en boucle et chaque semblant de routine devient une victoire.

Nantes recèle encore de secrets. Le lundi après-midi, il est possible de faire une visite guidée du musée de l’imprimerie. Je n’y avais jamais mis les pieds, mais nous y avons passé deux heures particulièrement passionnantes à voir les machines s’animer sous nos yeux !

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Entre les nouvelles expériences, on case aussi de véritables moments de nostalgie : des sablés de Noël, une visite au Parc des Naudières…
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Flavie et le trampoline.
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Finis les chats, je suis un hamster.

Les échasses au Parc des Naudières nous ont donné bien du fil à retordre. Je me rappelle avec quel enthousiasme nous nous sommes jetés dessus (« en plus il n’y a personne ! »). Sauf que seul Pierre a réussi à faire plus de trois pas avec, nous laissant un peu embarrassés. Oublié le parcours avec saut d’obstacles.

 

 

Le labyrinthe facile, mais dans lequel je me suis tout de même perdue.

La roue maléfique. On a vu Pierre tourner de plus en plus vite, la casquette voler d’un côté, puis les lunettes de l’autre…

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Sur le pont suspendu. Il faisait tellement chaud que nous allions passer sous le jet d’eau pour mouiller nos vêtements tous les quarts d’heure avant d’aller faire un tour de téléphérique pour profiter de la brise fraîche.
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De retour à la maison, cuisine estivale à base de tian et de fondants chocolat-mangue.
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A la Maison Café, mojitos au yuzu et une invitée spéciale (ma soeur, exprimant son enthousiasme).
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Au bowling de Saint-Sébastien, avec un autre invité spécial !

Le monde est petit : la Californie semble être le bout du monde, alors que dire de la Nouvelle-Zélande ? Pourtant, on finit tous par se retrouver à Nantes ! Retrouver mon meilleur ami, ex-expat’, a fait partie des moments-clés de mon été quand je commençais à être assaillie de doutes sur des questions existentielles et le sens de la vie.

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Sur les bords de la rivière pendant les Rendez-Vous de l’Erdre, festival que j’ai raté ces deux dernières années et que j’ai retrouvé avec beaucoup de bonheur.
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L’image clichée mais mignonne.

A Nantes vit un petit groupe d’irréductibles danseurs de blues… pour mon plus grand bonheur. Les moments que j’ai passés avec eux étaient toujours simples et joyeux et je suis heureuse de savoir qu’il existe un peu de blues ici. Le désert, les montagnes et la scène dansante de Californie sont peut-être les trois choses qui me manquent le plus (et je ne compte pas les amis, bien évidemment). Parfois, les longues routes (pourtant inconfortables) de Los Angeles et les repas pris dans un dinner au milieu de la nuit me rendent aussi un peu nostalgiques…

Et après moult événements, Justine, Alex, Minouche et moi-même nous sommes enfin installées dans notre appartement au début de l’automne (ou à la fin de l’été indien, tout dépend du point de vue). Surnommé l’appartement new-yorkais, j’ai parfois l’impression d’être Charlotte dans Lost in Translation … Toujours cette sensation d’entre-deux, mais qui va doucement laisser place aux nouvelles vraies aventures !