C’est reparti pour une nouvelle exploration de l’île. Encore plus « sauvage » que la précédente, nous nous sommes aventurés dans des petits chemins reclus… Ponts construits à l’aide de rails, vieilles locomotives rouillées, lianes, bestioles en tout genre : come on, Indy Jones !

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En Août 2015, Jérémy a fait un rêve et s’est réveillé en se rappelant simplement d’un nom : « Si Phan Done »…

…en Janvier 2017, nous suivons les traces du rêves de Jérémy pour nous retrouver dans le Sud du Laos. Prochaine destination rêvée ? Céret, entre la France et l’Espagne !

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Difficile de rendre l’ambiance du coeur de l’île ! Nous sommes entourés de champs et il plane cette drôle d’atmosphère lente et lumineuse que j’ai déjà ressentie à Luang Prabang. Il y a un air de nos campagnes, mais avec une petite touche exotique…

Nous traversons quelques petits villages : les laotiens nous saluent avec un grand sourire, les enfants agitent souvent les mains vers notre direction. Quelques fois, je surprends une conversation entre des personnes (les femmes, surtout !) qui débattent sur le fait de savoir si je suis une étrangère ou une laotienne. « Les deux, mon capitaine ! ».

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Sur « mon » pont (celui que j’ai déclaré être mon favori), on se croirait dans Jurassic Park.
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La nature fait parfois de drôles de compositions.

Les Français sont partout : on redécouvre une page d’histoire avec cette locomotive, retrouvée avec une autre, dans la forêt il y a vingt-cinq ans. Pendant que nous marchons, je fais la remarque à Jérémy que le chemin est étrangement droit, situé en hauteur… et long ! Des Laotiens sur leurs scooters se moquent d’ailleurs gentiment de nous en nous voyant à pied.

J’émets l’hypothèse qu’il s’agit de l’ancien chemin de fer. Bravo Sherlock, nous sommes en train de relier l’île d’un bout à l’autre. Mais qu’y a-t-il sur la pointe de l’île ?

La photographie de gauche me rappelle une de mes nombreuses gravures de jardins exotiques du XIXe siècle étudiées dans mon mémoire. Pierre Boitard, peut-être ?

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Encore un aperçu de la campagne environnante
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Au bout du long chemin, nous nous retrouvons à Ban Hangkhone, la baie des dauphins.
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La vue est juste époustouflante, soudainement extrêmement ouverte sur l’horizon…
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…et en face, c’est le Cambodge !
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Ah, l’Amérique !
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Un autre endroit avec des cascades, cette fois aménagé spécialement pour les touristes, avec un droit d’entrée au prix exorbitant. Jérémy et moi passons notre chemin…

Ci-dessous, un aperçu de la faune locale capturée au gré de nos promenades. Nous avons vu des papillons de toutes sortes, tout à fait magnifiques ! Je suis encore une novice dans la chasse pacifique aux papillons, alors il ne s’agit que d’un maigre échantillon. Je me rappelle des farouches papillons noirs géants, de ceux que j’ai nommés « papillons-constellations », bleus foncés à pois blancs, de papillons déguisés en abeilles,…

Nous reprenons le sleeping bus pour repartir à Vientiane. Je peste contre mon casque (qui a rendu l’âme ce soir-là, malheureusement) quand soudain : « Wahouuuuuu ! ». Jérémy me regarde, interloqué, n’ayant pas vu la scène qui se déroulait par la fenêtre. Une longue trainée lumineuse bleue, comme un feu d’artifice, venait de transpercer le ciel et sa fine couche de nuages : une étoile filante, plus impressionnante que toutes celles que j’ai été donnée de voir. Les joies du bus de nuit au Laos…

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Sur le ferry, de retour vers Nakasang…
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…j’ai l’impression que nous revenons dans la vie réelle.