A l’heure où je vous écris, le campus est désert : ce sont les vacances de printemps (le spring break) et tout le monde est parti vers des destinations plus ou moins exotiques (San Francisco, Mexique, Paris,…).  Aussi, pour contraster avec l’ambiance actuelle, j’aimerais vous présenter le Claremont dansant et animé, joyeux et bondissant, à coups de salsa et de contradance !

Et avec de la musique pop (j’associerai toujours cette chanson au Rushfest, que je vous présente un peu plus bas dans cet article) !

N.B. Les photos ci-dessous (jusqu’à la Contradanse) ont été prises par les photographes du club de danse de Claremont.

« Kick-off salsa » est un évenement organisé conjointement par le club de danse de Claremont et le club de salsa. Le principe est de proposer une leçon de danse ouverte à tous, en l’occurrence ce soir-là, de salsa, puis de laisser les gens danser comme ils le souhaitent : on retrouve en grande partie de la salsa, mais il y a aussi de la valse, du chacha, du swing, etc. La soirée est ponctuée d’une performance réalisée par le club de danse : il s’agit de danses de couple dites sportives, c’est-à-dire chorégraphiées et pas improvisées.

16991966_1690448817648491_2911733620467247703_o
Alva fait ses débuts en salsa ! Et je vous présente en passant mon nouveau t-shirt fétiche qui réunit deux petites sujets que j’aime : les chats et le New Yorker !
17039320_1690444324315607_5143548603452512789_o
Avec Sabrina (danseuse aguerrie !), Maÿlis, Alva et Kathi : la Terre entière peut bien se mettre à danser !

Entre nous, je préfère largement le côté social de la danse en couple, plus improvisé donc qui peut laisser la place à une sorte de connexion un peu organique, presque magique, avec le partenaire. Ici, la danse sportive est quasiment une institution et les étudiants s’investissent énormément dans cette activité. Du coup, les soirées dédiées aux danses sociales se font plus rares (exception faite pour le swing !) et chaque occasion pour danser la salsa est bonne à prendre. A côté de cela, le tango argentin me manque tellement, mais malheureusement, il n’y a pas d’événement à proximité de Claremont !

dscf7343
On ne change pas de salle, mais on change de danse ! Vous vous rappelez de la contradanse ?
dscf7344
Ce soir-là, l’événement s’appelle Rushfest du nom d’Emily Rush, une DJ venue spécialement de Caroline du Nord. Le principe ? De la contradanse toujours, mais sur de la musique actuelle, de Frank Sinatra aux Rollings Stones en passant par Michael Jackson et Katy Perry. Pfiou !

J’embarquais avec moi Maÿlis qui découvrait la contradanse pour la première fois. Enchantée par la soirée, je pense officiellement déclarer que nous avons une nouvelle adepte !

On se prend très vite au « jeu » de la contradanse. On apprend les pas juste avant de danser : les trente premières secondes sont un peu chaotiques, mais une fois qu’on a pigé la chorégraphie (qui se répète encore et encore tout au long de la chanson), l’harmonie qui découle de l’interaction avec les autres danseurs est vraiment enthousiasmante. Et on en redemande ! Les pas sont faciles à intégrer alors chaque danseur apporte sa petite touche personnelle : bondir comme un cabri (moi), chanter TOUTES les paroles en dansant, tourner encore et encore,…

dscf7368
Il y a ce moment ce moment grisant où l’on tourne tellement qu’on devient un peu étourdie alors que la danse continue de tourner de manière harmonieuse… Jupe qui tourne fortement recommandée !

L’autre chose amusante, c’est la curiosité linguistique qui accompagne la contradanse. Maÿlis et moi sommes françaises : nous parlons anglais quasi-couramment, mais ce n’est pas non plus parfait. Ainsi, aucune de nous ne saurait réécrire les termes employés à la contradanse : l’intégration des mouvements se fait simplement par l’écoute de sons qui forment un langage autre que l’anglais pour nous. Lorsque nous entendons quelqu’un dire « dossido », nous savons à quoi cela correspond en termes de mouvement, mais il est impossible de le répéter ou d’avoir une idée de comment l’écrire correctement. Et nous arrivons malgré tout à danser correctement : amusant comme phénomène, non ?

Quelques vidéos pour terminer cet article : une de contradanse et une autre de je-ne-sais-pas trop quoi, sorte de macarena plus complexe…