Tandis que la météo jongle entre soleil au beau fixe, crachin nantais, pluies quasi-torrentielles, nuit glacées et grosses chaleurs de milieu d’après-midi, nous courons (dansons !) aussi d’activité en événement…

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Un petit aperçu des activités des quatre dernières semaines (et j’en passe) : on ne court plus, on vole !

« Et sinon, vous diriez que vous avez beaucoup de temps libre ? Combien de temps par jour ? » « Pour tout te dire, je n’arrive pas à me rappeler de la dernière fois où j’ai eu du temps libre… mais encore quarante-huit heures et je fais une pause…pour aller danser la salsa ! »

L’agenda est noir d’activités tout aussi passionnantes les unes que les autres. Je redécouvre le plaisir de m’installer tous les jours devant mon piano, de travailler seule à chercher des solutions à des problèmes (philosophiques ou informatiques) des heures durant, à faire tourner tout le monde en bourrique en me lançant dans mille projets en même temps, mais aussi à marcher dans la nuit en écoutant le campus endormi. Cet article rassemble donc quelques fragments de ces dernières semaines, mais je reviendrai à mes articles plus « thématiques » bientôt !

Ce semestre, je renoue avec l’histoire de l’art… Invitée à Scripps, j’ai assisté à un des événements organisés dans le cadre du cours sur le théâtre français donné par Eric Haskell. La conférence, intitulée « Des tréteaux à la page d’un manuscrit français du XVe siècle », était donnée par Véronique Plesch, professeure d’histoire de l’art à Colby College dans le Maine.

Partant d’une oeuvre de Jean Fouquet, le « Martyre de Sainte Apolline » pour les Heures d’Etienne Chevalier (1452-60, Musée Condé, Chantilly), on nous a parlé de la patronne des dentistes, de la représentation assez originale de son martyre, mis en scène comme un mystère. Une vraie piqûre de rappel concernant les livres d’heures que j’ai pu étudier en histoire de l’art : ah, rebonjour Très Riches Heures du Duc de Berry ! La conférencière nous a proposé une analyse très fine et très vivante : malheureusement, parce que l’exposé était en français, nos pauvres étudiants se sont retrouvés parfois un peu perdus.

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Dans le sous-sol d’Oldenborg, on organise des soirées « cinéma ».

A côté des conférences en histoire de l’art, j’organise aussi mes propres activités. Sur un conseil d’un de mes étudiants, je suis allée piocher quelques films dans la liste proposée par My French Film Festival, festival dématérialisé, ce qui est plutôt original. J’avais travaillé avec mes étudiants sur les affiches et les bandes-annonces de quelques films du festival, donc c’est eux qui ont voté pour leurs films favoris ! Ainsi, nous avons regardé Peur de Rien et Ce sentiment de l’été, que je recommande chaudement pour la justesse des sentiments exprimés, chacun à leur manière. J’ai davantage été touchée par le second, car j’aime les films un peu contemplatifs, et en même temps, l’actrice principale du premier film est incroyable !

« Excuse me, I’m super tired today, do you mind if we speak in English? » J’ai tellement l’habitude de parler en français avec mes étudiants que j’oublie que l’anglais est la première langue du pays. En général, les étudiants sont ravis de pratiquer la langue étrangère : lorsque je tente de parler en anglais en dehors des cours ou d’Oldenborg, ils me répondent en français…

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C’était l’anniversaire de Grete en Janvier ! Le gâteau que vous voyez a été cuisiné par ses soins… Elle me racontait que cette tradition de préparer son propre gâteau d’anniversaire lui avait été largement inspiré par son héroïne d’enfance, Fifi Brindacier.
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Soirée Salsa avec Alva, Ariane, Maÿlis, Tatiana et Claire. En avant la musique !

Lorsque l’on ne mange pas, on court et on danse ! Chacha, foxtrot, swing en cours de danse salsa, contradance et valse avec les copains. « Tu es très ‘énergétique' », me dit Victor, qui mixe français et anglais de manière assez marrante. Depuis, je m’imagine parfois être une grande barre de céréales sur pattes.

Mais voilà que l’ambiance est à nouveau studieuse !

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Capture d’écran de mon devoir d’informatique à un moment où c’était encore facile. Maintenant, c’est moins de dessin, plus de prise de tête… La partie A de chaque devoir prend un temps considérable (je ne compte plus), puis on se rend compte qu’il y a encore la partie B. « La partie A est à rendre le dimanche, car elle est plutôt facile : vous rendrez la partie B le mercredi suivant ! » Je vous laisse deviner le désespoir chez les étudiants après avoir rendu la partie A. De mon côté, je m’arrache aussi un peu (bon, d’accord, beaucoup !) les cheveux, mais lorsque ma fonction marche, j’ai un peu l’impression d’être dans une salle de contrôle de la NASA qui vient de réussir le décollage d’une fusée. En conséquence, j’oublie vite les nombreuses heures passées devant l’écran d’ordinateur.

Au début du mois de février, j’attendais avec impatience la venue de Ray Kurzweil à Pomona College. J’avais trouvé son livre How to create a mind passionnant et j’étais très curieuse de rencontrer ce drôle de personnage. Quelle déception ! Personnage assez peu charismatique, il n’a surtout rien dit de plus que le contenu de l’introduction de son livre. Tant pis…

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…je me console avec Cosmos de Michel Onfray. Loin d’être terminé, mais toujours aussi fascinant : j’ai l’impression d’être enveloppée dans un cocon à chaque fois que je me replonge dans le livre. J’aime cette troisième partie « L’Animal », car elle me rappelle énormément la personnalité de Grete.
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Quand on a fini de se dépenser… on remange ! Ici, l’atelier dégustation en vue des portes ouvertes d’Oldenborg. Chacun des résidents de langue a fourni une recette et il a fallu faire les goûteurs pour être sûrs qu’on retrouvait bien le « goût du pays ». (N.B. : la photo m’a été gentillement envoyée par Ting)

A l’heure qu’il est, je dois être probablement à Halona Lodge, un chalet appartenant à Pomona College et qui se trouve à Idyllwild, à deux heures de route de Claremont vers le sud-ouest. J’y passe la nuit en compagnie de Maÿlis et du club d’écriture créative : l’environnement idéal pour reprendre le rythme du blog.