Nouveau semestre, nouvelles expositions au musée : après une virée dans Los Angeles, je suis revenue juste à temps pour le vernissage d’exposition du musée d’art de Pomona College. Joaquin était là pour animer une activité culturelle puisque une des expositions en cours porte sur Francisco de Goya y Lucientes (1746-1828).

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Fromage, fruits, crackers, madeleines et vin rouge fruité : « Fancy ! » Devant l’aspect un peu snobino-élégant de la soirée, Grete m’a tout de même demandé si mes lunettes de vue étaient des vraies. « Non, je ne les porte que pour avoir l’air d’être une historienne de l’art ».
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L’exposition porte sur le travail de Francisco de Goya entre 1808 et 1814, sous l’occupation française lorsque Joseph de Bonaparte s’impose comme roi d’Espagne. L’artiste réalise des gravures à l’eau-forte pour montrer « les désastres de la guerre ». L’exposition n’est pas facile : les images sont petites, mais le message est direct; les titres sont très simples, mais percutants.
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Y son fieras (1811-1812) : les femmes tentent de sauver leurs enfants et leur vertu.
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Y no hai remedio (1811-1812)
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Grete attrape quelques mots en espagnol au passage : une manière bien sympathique d’améliorer l’apprentissage d’une langue.
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La collection est vraiment sympathique, mais laisse un arrière-goût de malaise. Je file dans la salle d’à-côté, avec ses jolis murs bleus comme une maison au bord de la mer.
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Le sujet est tout aussi intéressant et joyeux : les paysages dans les zones de conflit international. L’exposition s’appelle « Incendiary Traces » par Hillary Mushkin. Le sujet est passionnant, mais tout aussi lourd.

On découvre des témoignages, des photographies, des dessins, le tout formant un collage présentant différents lieux. Les messages sont tout aussi didactiques que ceux de Goya. Les deux expositions dialoguent finalement assez bien ensemble. Je pense que j’étais un peu trop fatiguée pour profiter pleinement de cette seconde partie : j’ai même zappé l’espace Andy Warhol, troisième espace du musée. Mais, j’habite à côté du bâtiment, alors c’est facile d’y revenir !