Second article sur notre séjour express à Luang Prabang. Une des particularités de la ville est la présence d’une montagne au centre, le mont Phou Si.

Tout d’abord, voilà un aperçu du complexe royal. Par rapport à Vientiane, les temples de Luang Prabang ont une architecture et des décors nettement plus intéressants. On comprend mieux pourquoi l’ancienne capitale est plus touristique. Plus calme, plus esthétique, je m’y suis sentie beaucoup plus à l’aise qu’à Vientiane.

Surtout, je crois que je suis définitivement tombée amoureuse du mélange d’architecture traditionnelle et coloniale du XIXe siècle, par ailleurs inscrite sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO.

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La scénographie est soignée avec un palais royal situé juste en face d’une allée et d’un grand escalier qui mène au mont Phou Si.

Nous n’avons pas pu visiter le palais (aujourd’hui transformé en musée), car il fermait plus tôt que nous l’avions prévu. En revanche, nous avons gravi les 328 marches qui mènent au sommet du mont Phou Si. Là-haut, le stupa That Chom Si couronne la ville: la couleur or reflétée par le soleil le transforme en phare majestueux.

Le stupa a été édifié en 1804 par le roi Anourat. La montagne est plus vieille et il est possible d’assister à une pièce de théâtre relatant un épisode du Ramayana et les origines du Mont Phou Si : venant de Ceylan, la montagne aurait été déplacée jusqu’à Luang Prabang par un roi-singe nommé Hanuman.

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« Ah, le voilà le Laos que je voulais voir », s’écrie Jérémy. Dans le paysage, on remarque à quel point l’architecture est homogène. Après avoir été ballotés dans un bus à travers les montagnes, Luang Prabang avec son aspect traditionnel et uniforme donne l’impression d’un lieu irréel, issu d’une autre dimension.
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La preuve qu’on y était vraiment !
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Fatigué d’avoir monté toutes ces marches peut-être ? En tout cas, c’est une sieste paisible : il ne manque plus que le doudou entre ses pattes.

 

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Vu à travers une petite ouverture. Ce fut l’occasion d’assister à un moment touchant avec un petit garçon qui, regardant sa mère prier ou méditer, s’est assis à côté-d’elle pour l’imiter. Les vacances à Luang Prabang ou comment inculquer en douceur une petite leçon spirituelle entre deux visites…

La montagne abrite une place religieuse avec le stupa, mais aussi quelques temples et résidences pour des moines. On s’y perd un peu, mais on trouve de petits trésors tels des statues, des cavernes mystérieuses, une empreinte de pied divine…

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La prière avec le smartphone : un concept… (pour recevoir les réponses divines plus rapidement peut-être ?)
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L’archéologue dans une caverne enfumée par les bâtons d’encens… « Jérémy Jones et l’empreinte de Bouddha »
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Ouh !
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Coucher de soleil sur le Mékong.

Nous terminons notre séjour à Luang Prabang dans un des nombreux restaurants dotés d’une terrasse donnant sur l’eau. Séjour express, mais durant lequel nous avons vécu au ralenti. Que ça fait du bien !

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Pour la documentation, je vous présente notre « magnifique » bus qui nous a ramenés à Vientiane. Et encore, je vous le montre sous son « meilleur jour » (vous ne voulez pas voir l’autre côté, vraiment.). Les dossiers ne tenaient pas en place, alors nous avons passé douze heures ballotés d’avant en arrière… Bref, je ne veux plus y penser. Un conseil : prenez l’avion ou le mini-van, mais pas le bus.
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Sur le chemin du retour : une photo prise à travers la vitre sale et à l’aide de mon téléphone portable. Pas très jolie donc, mais elle montre le paysage irréel qui nous accompagne entre Luang Prabang et Vientiane.