Ce sont sur mes heures de sommeil américaines que j’ai préparé mentalement cet article. Je me suis endormie, épuisée, sur les coups de 23h, puis me suis réveillée, en pleine forme, après une bonne nuit de sommeil. Il était alors 00h51. Allongée, je tangue, comme si j’avais passé la journée sur un voilier…

11h40 de vol durant lesquelles nous n’avons pas du tout vu la nuit : dire au revoir a la France durant un décollage assez magique*, _disons que Paris n’est belle que lorsqu’elle est tenue à (très) bonne distance ; dire bonjour aux Etats-Unis et ses paysages quasi-martiens. De quoi se dire qu’on s’amuserait bien avec un mako, parole de geek !

* J’ai eu peur de l’avion, mais jamais du décollage. Néanmoins, ce n’était pas gagné, puisque notre voisin s’est emmitouflé dans sa doudoune noire, a rabattu sa capuche sur la tête avant de se mettre à prier… Au final, je me suis dit que chacun devait avoir sa propre méthode pour apprivoiser la « bête ».

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Epreuve n°1 : repartir sur de bonnes bases avec l’avion. Je dois avouer qu’il a été bien clément avec moi, car le vol était vraiment paisible, sous le regard rassurant d’un Jérémy pourtant épuisé…

Uncle Kim nous récupère à l’aéroport après deux heures de passage obligatoire devant la douane et l’administration américaine. Il fait nuit, mais je ressens à nouveau cette impression de démesure. La même que mes précédents séjours états-uniens. Tout, tout est démultiplié.

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Ciel bleu, palmiers et moustiquaires fixées aux fenêtres : bienvenue à Baldwin Park !

Ainsi, nos premiers jours en Californie ont surtout consisté à faire de la route (en voiture, évidemment) et à rencontrer cette partie de ma famille que nous ne connaissions pas encore.

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Un moment vraiment émouvant de découverte de la calligraphie chinoise. Comment évoluent les formes, comment jouer avec : du grand art, non, de la danse !

Une des choses qui m’ont frappée ici, c’est le désir qu’ont les gens à raconter leur histoire. Ou peut-être était-ce simplement pour nous, qui sommes de la famille ? Des histoires de survie, de la chance, parfois même de l’humilité, de nouvelles facons d’appréhender le monde… Peu nous importe finalement, ce partage, nous le vivons comme un vrai cadeau que l’on nous fait.

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Durant une grande et chaleureuse réunion de famille, avec un barbecue de crevettes et de boeuf cuit dans du papier aluminium à tomber (les crevettes et le boeuf, pas l’alu). Jérémy pose avec un verre de vin rouge, ni français, ni californien, mais argentin ! Délicieux… Notez à l’arrière-plan les oiseaux : ce n’est pas visible sur cette photographie prise de mon téléphone, mais il s’agit de perroquets verts !

 

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Avec Uncle Kim