L’ « ère » du temps l’ « ère » de rien ou s’en sortir sans sortir

C’est le 47e jour de confinement officiel. 47 étant un symbole à Pomona College, cela me semble le moment parfait pour publier un nouvel article sur nos vies confinées. Pourtant, les mots n’ont jamais été aussi difficiles à sortir que maintenant. “Ce que l’on conçoit bien s’énonce clairement” (Nicolas Boileau). Cette phrase qui m’accompagne depuis que j’ai commencé à écrire sérieusement pour mon mémoire n’a jamais été aussi juste. Je ne conçois rien. Les pages de mon carnet sont noircies de réflexions, de dates écrites en japonais, de phrases de gratitude journalières (une habitude que j’ai prise à l’automne dernier), de bilans hebdomadaires. Le tout est entrecoupé de listes, de recettes, de cours et d’étoiles. Je me relis avec beaucoup de tendresse : tant de légèreté, d’anecdotes rigolotes, de moments suspendus que je tente de graver tant bien que mal. Parfois, je relis la lutte, l’anxiété et l’incompréhension. Mais il y a toujours de la vie. Et après près d’un mois et demi de confinement, on se rend compte qu’il s’en passe, des choses ! A chaque fin de mois, je fais généralement le point sur ma vie : qu’est-ce que j’ai appris, accompli ? De quoi ai-je besoin pour la suite ? Je me rends compte que j’ai vécu deux fins de mois en confinement et… rien. Rien ne me vient à l’esprit. Ou alors si, une version de moi aimerait vous raconter à quel point tout est étrange et anormal et que ça ne va pas du tout. L’autre version, elle, trouve que tout est normal et habituel, et que ça va très bien. Ainsi, notre nouvelle normalité est bizarre. Notre bizarrerie est normale ?

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La pluie et le beau temps à Nantes : réflexions d’une ancienne expatriée (1/2)

Nous sommes le 25 décembre 2018, et j’ai décidé de retourner faire un tour sur la côte Ouest…des États-Unis ! Repartie faire le plein d’aventures en Californie et dans L’État de Washington (en passant par l’Oregon), je suis allée retrouver des têtes familières et vivre l’expérience de l’ex expatriée de retour chez elle. Plus ou moins. L’Astroniste n’est pas en reste puisque j’y ai laissé deux articles qui ressemblent un peu à des pots-pourris sur ce premier semestre d’automne en France.

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Faire le tour du monde 47 fois

Depuis le mois d’août, j’ai pris l’avion vingt fois. Moi qui étais terrifiée à l’idée de voler depuis quelques années, c’est un exploit. Je suis actuellement à Tallinn, en Estonie, et pour le moment, je ne profite pas beaucoup de la ville du fait d’une sensation de « déphasage intense » qui me poursuit depuis deux jours. Après avoir visité les Etats-Unis en large et en travers (littéralement ! De Los Angeles jusqu’à Boston…), avoir vu d’autres pays et même un autre continent dans un rythme assez soutenu, mon esprit et mon corps semblent avoir compris que l’été est sur le point de revenir…

En musique avec de la bossa nova qui allait très bien avec l’humeur du moment…

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Minuit 33 – entrée n° 1

Minuit33, c’est le nom du fichier Word qui me sert de journal de bord ici aux Etats-Unis. La vie d’expatriée fait qu’on se sent parfois un peu seul, et j’ai souvent besoin de communiquer d’une autre manière. J’en partage un extrait, car j’en ressens tout simplement le besoin : ici, à Pomona, nous avons tous eu une semaine éprouvante, qu’on garde un peu de distance ou non. C’est un peu long, un peu fleuve, alors si cela ne vous plaît pas, zappez cet article et on se retrouve plus tard avec un nouveau reportage sur Las Vegas !

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