De la Bernerie à Pornic avec les Justine(s)

« J’ai la flemme donc j’y vais ». C’est de cette manière que j’essaie de reprogrammer mon cerveau pour avancer dans mes journées. « J’ai envie d’aller courir, mais j’ai la flemme ce matin ». Ryan me regarde alors avec de gros yeux : « tu n’avais pas dit un truc à propos de la flemme ? » Okay… j’y vais. Alors que j’avais l’impression d’être coincée à la maison tout le temps, il a fallu une tempête Justine et la visite de Justine (pas ma colocataire, ni ma seconde colocataire, mais une autre !) pour me dire je pouvais encore avoir de nouveaux projets et d’autres rêves que « un peu de calme s’il vous plaît ». Bravant héroïquement la tempête, nous avons pris le train jusqu’à la Bernerie de bon matin, puis avons marché jusqu’à Pornic le long de la côte avant de reprendre le train pour Nantes.

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Lundi comme un poisson dans un meublé

Lundi mélancolique avec Cecile McLorin Salvant, ou plus énergique avec l’aquarium de Paris Combo (et qui tombe souvent à point nommé !), mais le plus souvent, je laisse le temps s’étirer en longueur en rêvassant dans la cuisine un peu comme Stormy sur le canapé (ci-dessus). Depuis le 1er novembre, nous avons été reconfinés, re-déconfinés, Ryan et moi sommes partis en Suisse célébrer les fêtes de fin d’année, la rentrée a été paisible et productive, et je me concentre sur mes projets ou j’en lance de nouveaux pour rester en mouvement. Les choses changent et je me suis même demandé si c’était pertinent de garder l’Astroniste, mon cher travelogue. Pourtant, j’ai encore rempilé pour une année : ce sera juste… moins fréquent. L’Astroniste est mon espace d’expression personnelle, mon terrain de jeu (j’expérimente actuellement les mises en forme de texte sans justification qui seraient plus accessibles en termes de lecture) et, c’est du bonus, un rassemblement de souvenirs pour d’autres.

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De Nantes à Poitiers, suite et fin de l’été indien

Sale temps pour les envies de voyages et de sorties. Je viens d’ailleurs de réécrire la phrase précédente qui ressemblait à « Sale temps pour les envies de voyages et de voyages », preuve que ce n’est vraiment pas simple en ce moment. J’ai envie de Bardenas Reales, de Colorado Provençal et de Griffith Observatory. J’ai beau me dire qu’il y a pire, chaque fois qu’un élève au lycée me dit que « ça n’a pas de sens », j’arbore mon plus grand sourire forcé et masqué, mais au fond, je vacille un peu… et la vie continue. Nous pouvons encore sortir, nous rencontrer dans la rue, et au musée, parfois au restaurant, et nous pouvons même encore danser ! Dans cette ambiance de « stand-by », j’essaie de chasser cette pensée que le pire reste à venir même si elle a étonnamment du bon aussi ! Parce oui, si le pire est à venir, autant décomplexer et faire les choses qui comptent vraiment pour nous, non ?

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L’Ocearium au Croisic : « les petits poissons dans l’eau… »

« …nagent, nagent, nagent, nagent, nagent. » Si vous l’avez dans la tête, de rien. Si vous ne l’avez pas encore, allez donc regarder de quoi il s’agit sur YouTube ! A la fin des vacances d’été, Ryan et moi devions aller à un festival de danse sur l’Île-de-Ré, malheureusement annulé. Nous étions donc à Nantes, ce qui nous a permis de profiter des jolies choses qu’offrent les environs. La mer, à une petite heure de train par exemple. Le Croisic reste mon coin de prédilection et pour notre petite escapade, nous sommes allés visiter l’Océarium que je n’avais encore jamais vu…

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Changement de rythme à Noirmout’mout

« Si, par le plus grand des hasards, j’étais réveillée à 6h du matin, je viendrai avec toi ». On a tous fait cette blague quand Margaux nous a annoncé qu’elle irait voir le soleil se lever au petit matin. Je ne me souviens plus du mauvais rêve de cette nuit-là, mais j’ai ouvert les yeux et j’ai regardé l’heure en me disant « si ça se trouve… ». Il est six heures. On prend les vélos et on file vers la plage…

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Fusio’Nantes : danser à nouveau, un pied devant l’autre, un petit LU après l’autre

Cet article aurait également pu s’appeler « L’été des Justines ». Justine est venue à Nantes, avant que Justine ne rentre et que l’on rencontre Justine. Il s’agit de trois Justine différentes : une amie danseuse, ma colocataire et ma future colocataire. Cependant, il n’y a que la première qui apparaît en photo ici, alors (re)parlons plutôt de danse ! Quand une danseuse de fusion vient nous rendre visite à Nantes, il se passe parfois des choses incroyables comme une soirée dansante en plein air complètement improvisée au beau milieu du parvis de l’Hôtel de Région. Voilà donc nos premiers jours de l’été avec un vrai air de vacances. La saison semble un peu plus douce malgré la menace du Covid-19 et on essaie de profiter tout en restant prudents. On danse le forro en plein air, on pique-nique avec les copain.ine.s, on teste de nouveaux salons de thé, on visite des expositions et surtout, on profite d’être dehors autant que possible.

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Paris-Rezé-Nantes : préparer les vacances

A l’heure où cet article sera publié, je serai probablement sur les plages de Noirmoutier en bonne compagnie, et en train de profiter de vraies vacances. Par « vraies vacances », je veux dire que les premiers jours de congés sont toujours employés à ne rien faire, ou pas grand-chose, juste pour constater que ce sont les vacances. Cette année est un peu particulière, car Ryan et moi testons le « digital nomad », ou le télétravail en voyage. Je suis toujours en formation et les voyages de cet été ne s’annoncent pas de tout repos… et c’est une excellente chose ! Malgré les jours de rush, cela reste un plaisir d’être active dans des projets qui ont du sens. « La bonne fatigue ». Ainsi, on alterne moments de loisirs et moments studieux… et j’essaie de faire manger Ryan le plus possible pour que sa famille ne le trouve pas trop « déplumé » quand nous serons en Suisse.

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L’ « ère » du temps l’ « ère » de rien ou s’en sortir sans sortir

C’est le 47e jour de confinement officiel. 47 étant un symbole à Pomona College, cela me semble le moment parfait pour publier un nouvel article sur nos vies confinées. Pourtant, les mots n’ont jamais été aussi difficiles à sortir que maintenant. “Ce que l’on conçoit bien s’énonce clairement” (Nicolas Boileau). Cette phrase qui m’accompagne depuis que j’ai commencé à écrire sérieusement pour mon mémoire n’a jamais été aussi juste. Je ne conçois rien. Les pages de mon carnet sont noircies de réflexions, de dates écrites en japonais, de phrases de gratitude journalières (une habitude que j’ai prise à l’automne dernier), de bilans hebdomadaires. Le tout est entrecoupé de listes, de recettes, de cours et d’étoiles. Je me relis avec beaucoup de tendresse : tant de légèreté, d’anecdotes rigolotes, de moments suspendus que je tente de graver tant bien que mal. Parfois, je relis la lutte, l’anxiété et l’incompréhension. Mais il y a toujours de la vie. Et après près d’un mois et demi de confinement, on se rend compte qu’il s’en passe, des choses ! A chaque fin de mois, je fais généralement le point sur ma vie : qu’est-ce que j’ai appris, accompli ? De quoi ai-je besoin pour la suite ? Je me rends compte que j’ai vécu deux fins de mois en confinement et… rien. Rien ne me vient à l’esprit. Ou alors si, une version de moi aimerait vous raconter à quel point tout est étrange et anormal et que ça ne va pas du tout. L’autre version, elle, trouve que tout est normal et habituel, et que ça va très bien. Ainsi, notre nouvelle normalité est bizarre. Notre bizarrerie est normale ?

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Confinement, J – 2 : « je vais mettre le Monbazillac au frigo »

On approche du premier mois de confinement et j’avais envie de revenir sur l’Astroniste pour raconter des histoires. « J’espère que vous vous confinez bien » est en train de rentrer dans le langage courant, et vivre à Paris n’a jamais été aussi agréable. Moins polluée, on n’entend plus les voitures, mais les petits oiseaux qui gazouillent et nous avons même accès à un bout de toit pour déjeuner sous le soleil presque tous les jours. J’essaie d’écrire un peu tous les jours pour tenter de rester dans le moment présent, actuellement « la safe zone » qui permet de ne pas céder à la panique face à l’avenir incertain. Dans le moment présent, j’arrive même à faire des plans pour l’avenir en fait, comme me lancer à corps perdu dans une nouvelle formation, avançant ainsi ma rentrée d’une saison. Pourquoi pas ? En attendant de vous en dire plus, j’ai envie de vous raconter un peu les jours qui ont précédé l’annonce du confinement, alors que j’étais encore à Nantes, mais aussi déjà un peu à Paris…

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« Quand on ne fait rien, on est utile à tou.te.s »

Du temps ! Le 8 février dernier, après quelques journées et soirées intenses, cinq heures de sommeil par nuit, j’avais encore de l’énergie pour aller au Lieu Unique et aller aux Rencontres de Sophie, un cycle de conférences en philosophie qui avait pour thème « Habiter la Nature ». Mieux encore, j’avais vu passer le nom « Gilles Clément », un nom qui m’était familier lorsque j’étudiais les jardins et je me rappelle avoir même été un peu triste de ne pas avoir pu caser une référence ou deux dans mon mémoire (ce n’était pas tout à fait le même sujet). Les concepts de jardin en mouvement et de jardin planétaire me parlent et j’étais vraiment curieuse d’écouter ce qu’il avait à nous raconter…

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